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	<title>Paris A&#239;kido Club</title>
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		<title>Paris A&#239;kido Club</title>
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		<title>&#20808;&#29983; : Sensei, le professeur et le Ma&#238;tre</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Perona</dc:creator>


		<dc:subject>Shinto</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tiquette</dc:subject>
		<dc:subject>Bouddhisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Le r&#244;le du &lt;i&gt;sensei&lt;/i&gt; dans la culture des arts martiaux&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?rubrique56" rel="directory"&gt;Culture&lt;/a&gt;

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&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Shinto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;&#201;tiquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Bouddhisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;em&gt;Dans les arts martiaux, on utilise souvent un m&#233;lange de termes&lt;br class='autobr' /&gt;
fran&#231;ais et japonais. La m&#233;connaissance de ces dernier conduit parfois &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
des malentendus regrettables. Le plus important de ces malentendus me&lt;br class='autobr' /&gt;
semble &#234;tre celui autour de la traduction de &#20808;&#29983;,&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/em&gt;sensei&lt;em&gt;. Je suis particuli&#232;rement sensibilis&#233; &#224; l'ambigu&#239;t&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
utilisations de ce terme dans le domaine de l'A&#239;kido. Le but de ce texte&lt;br class='autobr' /&gt;
est donc de mettre au clair certains probl&#232;mes de traduction.&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2&gt;Traduisons&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;En japonais, &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; s'&#233;crit &#20808;&#29983;. Le premier caract&#232;re, &amp;#x5148, se prononce seul &lt;em&gt;saki&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;ma&lt;/em&gt;, et signifie respectivement &lt;em&gt;devant, ant&#233;rieur&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;d'abord&lt;/em&gt;. Le caract&#232;re &amp;#x751F est &#224; la racine du verbe &#29983;&#12414;&#12428;&#12427;, &lt;em&gt;na&#238;tre&lt;/em&gt;, et d&#233;signe plus g&#233;n&#233;ralement la vie. On le retrouve ainsi dans ;&#23398;&#29983;, &lt;em&gt;gakusei&lt;/em&gt;, l'&#233;tudiant (connaissance et vie), ou &#34907;&#29983;, &lt;em&gt;eisei&lt;/em&gt;, l'hygi&#232;ne (pr&#233;servation et vie). &#201;tymologiquement, le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; est donc celui qui est n&#233; avant.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;En tant qu'a&#238;n&#233;, le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; dispose d'une exp&#233;rience plus grande que ceux qui le suivent. Il est donc vou&#233; &#224; leur transmettre cette exp&#233;rience. C'est pourquoi ce terme d&#233;signe avant tout l'enseignant, le professeur. Il est utilis&#233; tr&#232;s couramment au Japon. En particulier, il suffixe le nom de tout enseignant, y compris les m&#233;decin. &#23665;&#30000;&#20808;&#29983; signifie &#171;professeur Yamada&#187; ou &#171;docteur Yamada&#187;. Dans cet usage, il comporte une nuance de respect, mais moindre que celle qui est attribu&#233;e en fran&#231;ais au terme &#171;professeur&#187;. En effet, ce mot est en g&#233;n&#233;ral r&#233;serv&#233; aux professeurs d'universit&#233; ou assimil&#233;, signifiant de fait que la personne est titulaire d'une chaire. Au Japon, &#234;tre professeur des &#233;coles suffit &#224; &#234;tre &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;. Il n'est donc entour&#233; que du respect d&#251; &#224; celui &#224; qui on confie la formation d'autres personnes, et certainement pas se l'aura mystique implicite dans le terme de &#171;ma&#238;tre&#187;. Je tiens d'ailleurs &#224; faire remarquer que la traduction de &#20808;&#29983; par &#171;ma&#238;tre&#187; ne figure dans les deux dictionnaires bilingues que j'utilise que comme compos&#233; pour &#171;ma&#238;tre d'&#233;cole&#187; ou &#171;ma&#238;tre de musique&#187;. On peut alors se demander d'o&#249; provient l'usage particuli&#232;rement respectueux qui en est fait dans les arts martiaux.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; dans les arts martiaux&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;Pour comprendre ce glissement, il faut revenir &#224; la structure traditionnelle des &#233;coles d'arts martiaux au Japon, les &lt;em&gt;ryu&lt;/em&gt;, ou &#171;styles&#187;. Les anciens grades des arts martiaux &#233;taient plus simples qu'actuellement. Un premier brevet attestait de l'appartenance de l'&#233;l&#232;ve &#224; une &#233;cole (c'est l'&#233;quivalent du &lt;em&gt;shodan&lt;/em&gt;, premier dan), un second sanctionnait sa progression, un troisi&#232;me &#233;tait d&#233;cern&#233; quand l'&#233;l&#232;ve avait ma&#238;tris&#233; les enseignement essentiels, et un dernier pouvait faire de lui l'h&#233;ritier de l'&#233;cole ou le fondateur d'une nouvelle branche de cette &#233;cole (&lt;em&gt;cf.&lt;/em&gt; Noboyushi Tamura, &lt;em&gt;&#201;tiquette et transmission&lt;/em&gt;, p. 86 et 87). Il &#233;tait interdit d'enseigner hors de l'&#233;cole ou d'accepter un d&#233;fit avant l'obtention du dernier grade. En cons&#233;quence, les enseignants d'arts martiaux &#233;taient tous suppos&#233;s avoir atteint ce dernier grade, et donc &#233;taient des gens particuli&#232;rement qualifi&#233;s, et dangereux.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Il faut souligner ce dernier aspect de l'enseignement des arts martiaux. Pendant longtemps, il s'est agit d'art de tuer, et les pratiquants &#233;taient entra&#238;n&#233;s &#224; consid&#233;rer leur propre mort comme une &#233;ventualit&#233; imm&#233;diate, y compris au cours de l'entra&#238;nement. On a fait beaucoup de cas des r&#232;gles de certains dojos o&#249; la condition d'obtention du dernier grade &#233;tait d'arriver &#224; vaincre le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;, ce qui signifiait souvent tenter de le tuer. C'est l&#224; un extr&#234;me, mais il fait comprendre le climat d'extr&#234;me violence qui pouvait entourer cet enseignement. Il devenait alors vital de t&#233;moigner le plus grand respect &#224; son professeur, celui-ci pouvant d&#233;cider de l'indignit&#233; d'un &#233;l&#232;ve, voire l'abattre.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Nous n'en sommes plus l&#224; aujourd'hui, mais des traces demeurent. Les arts martiaux traditionnels comportaient souvent une partie secr&#232;te, &#233;sot&#233;rique. Les enseignants &#233;taient donc aussi des &#171;initi&#233;s&#187;, ce qui leur conf&#233;rait un r&#244;le moral et spirituel particulier. La description des septi&#232;me et huiti&#232;me dans d'A&#239;kido montre que cette conception reste op&#233;ratoire. Le professeur d'arts martiaux &#233;tait donc aussi un ma&#238;tre spirituel. Et on retrouve ici une conception similaire &#224; celle des occidentaux: le ma&#238;tre est celui qui en plus de la connaissance d'une technique a re&#231;u une initiation particuli&#232;re. Je pense ici aux ma&#238;tres de philosophie ou aux ma&#238;tres-artisans des corporations m&#233;di&#233;vales.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question est-elle r&#233;gl&#233;e pour autant ? Suffit-il de r&#233;server le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; aux d&#233;tenteurs des grades les plus avanc&#233;s ? Non, sans doute pas. Car m&#234;me en &#233;tant inform&#233;, on commet un contresens sur &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;, surtout si on s'adresse &#224; un pratiquant japonais, qui est habitu&#233; &#224; l'utilisation japonaise de &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;. Mieux vaut alors le &#171;ma&#238;tre&#187;, plus ambigu. Mais les Occidentaux reculent souvent devant cette traduction de la terminologie. En effet, la soumission au ma&#238;tre est connot&#233;e n&#233;gativement depuis la fin du dix-huiti&#232;me si&#232;cle en occident. C'est en partie une cons&#233;quence de la fin du syst&#232;me des corporations, et une partie de notre propre h&#233;ritage culturel. La soumission &#224; un ma&#238;tre est difficile &#224; assumer pour un occidental impr&#233;gn&#233; des notions de libert&#233; individuelle (note: si la libert&#233; est un droit inali&#233;nable, l'individu n'a pas le droit d'y renoncer, par d&#233;finition de l'inali&#233;nabilit&#233;: on n'a pas le droit de se vendre comme esclave). Une telle attitude d&#233;coule d'un souvenir profond des abus des &#171;ma&#238;tres&#187;, &#224; commencer par les rois et le clerg&#233; de l'Ancien R&#233;gime.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;La question est donc de savoir ce qu'on dit en tant qu'Occidental en appelant son professeur d'arts martiaux &#171;ma&#238;tre&#187; ou &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;, ces deux termes n'&#233;tant pas &#233;quivalents.&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; et le miroir&lt;/h2&gt; &lt;p&gt; Les Japonais ont de nombreuses histoires de ma&#238;tres retors ou &#233;tranges. Mais ils ont aussi une culture de la soumission volontaire aux exigences du &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;, qui les guide sur le chemin de l'&#233;veil spirituel. Est-ce l&#224; un signe suppl&#233;mentaire de leur manque de personnalit&#233; individuelle ? Non, et une telle r&#233;flexion proc&#232;de de la m&#233;connaissance de la symbolique du &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; au Japon. Le paradigme du &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; s'explique en r&#233;f&#233;rence &#224; la valeur de puret&#233;, centrale dans le Bouddhisme comme dans le Shint&#244;. Le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; dans ces domaines est celui qui voit la v&#233;rit&#233;, et essaye de la transmettre de son mieux. Cette transmission se doit d'&#234;tre la plus fid&#232;le possible, non contamin&#233;e par l'ego ou la personnalit&#233; du &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;. En cons&#233;quence, l'image canonique de l'enseignant est le miroir, que l'on polit sans cesse pour mieux refl&#233;ter ce qui nous est transmis. Le v&#233;ritable Ma&#238;tre est donc celui qui est comme un miroir parfait, sans souillures ni impuret&#233;s, capable de refl&#233;ter exactement la v&#233;rit&#233; qu'il contemple, et d'en montrer un reflet fid&#232;le &#224; ceux qui ne peuvent pas encore la voir.&lt;/p&gt; &lt;p&gt;Le r&#244;le de &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; dans le domaine spirituel, et par extension dans les arts martiaux, demande donc un effacement de soi absolu, le renoncement &#224; l'orgueil et autres satisfactions de l'ego pour se faire pur reflet de la v&#233;rit&#233; (et de la v&#233;rit&#233; elle-m&#234;me, non d'un autre miroir). C'est donc un r&#244;le tr&#232;s exigeant, requ&#233;rant une humilit&#233; sans faille et une lourde responsabilit&#233;. De telles conditions commandent &#224; coup s&#251;r le respect qui entoure alors le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;. Ce r&#244;le est explicitement celui de l'enseignant en A&#239;kido, comme le montre l'orientation traditionnelle du dojo. Le Kamiza et le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; font face au Sud, donc &#224; la pleine lumi&#232;re du soleil. C'est cette lumi&#232;re que l'enseignant doit refl&#233;ter le plus fid&#232;lement possible, &#224; l'image de ce qu'&#224; fait le Fondateur. Il s'agit donc de refl&#233;ter &lt;em&gt;ce qu'a vu&lt;/em&gt; le Fondateur, et non d'&#234;tre un reflet du Fondateur lui-m&#234;me. Par extension, &#234;tre le reflet de son propre &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; sugg&#232;re que l'on en est encore &#224; confondre la v&#233;rit&#233; et son reflet. Ce ne peut donc &#234;tre qu'une &#233;tape transitoire, peut-&#234;tre indispensable, dans la pratique. Toujours dans le dojo traditionnel, les d&#233;butants sont &#224; l'Ouest, dos au soleil de midi, face au nord. Ils sont du c&#244;t&#233; de l'obscurit&#233;, et n'ont pour les guider que la lumi&#232;re que refl&#232;te l'enseignant. Les pratiquants les plus avanc&#233;s sont &#224; l'Est, face au Nord. Du c&#244;t&#233; du lever du soleil, ils commencent &#224; apercevoir eux-m&#234;mes la lumi&#232;re, dont ils ont appris &#224; conna&#238;tre le reflet. Tous ces &#233;l&#233;ments symboliques soulignent ainsi le m&#233;canisme profond de transmission de l'art martial&lt;/p&gt; &lt;h2&gt;Qui est donc le &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; ?&lt;/h2&gt; &lt;p&gt;M&#234;me en ma&#238;trisant les enjeux culturels et symboliques, il est ainsi bien difficile de conseiller une utilisation claire de &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; et de &#171;ma&#238;tre&#187;. Tout au plus voudrais-je avancer que cette utilisation d&#233;pend avant tout de l'entente entre l'enseignant et l'&#233;l&#232;ve. Si tous deux le prennent dans le sens japonais courant, tout enseignant d'A&#239;kido peut &#234;tre appel&#233; &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt;. Si on y ajoute les connotations d&#233;crites ci-dessus, il convient d'&#234;tre prudent sur l'utilisation de ces termes. Appeler quelqu'un &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; au sens de &#171;ma&#238;tre&#187; revient &#224; lui reconna&#238;tre une autorit&#233; sur divers aspect de notre propre vie. Se faire appeler &lt;em&gt;sensei&lt;/em&gt; au sens de ma&#238;tre repr&#233;sente une responsabilit&#233; consid&#233;rable, assortie d'une immense exigence d'humilit&#233; et d'honn&#234;tet&#233; vis-&#224;-vis de ses &#233;l&#232;ves. Au-del&#224; des mots, il importe d'&#234;tre conscient de ses enjeux, qui refl&#232;tent la place que chacun accorde &#224; l'A&#239;kido dans sa propre vie et l'opinion que chacun a de ses devoirs et de ses responsabilit&#233;s en ce domaine.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;J'ai utilis&#233; dans cette page un standard international de codage des caract&#232;res informatiques nomm&#233; Unicode. Tous les navigateurs r&#233;cents sont suppos&#233;s &#234;tre conformes &#224; ce standard. Si ces caract&#232;res ne s'affichent pas bien, v&#233;rifiez que votre navigateur supporte Unicode. Si ce n'est pas le cas, il existe des alternatives, comme par exemple &lt;a href=&#034;http://www.mozilla.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Mozilla&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
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		<title>Chronologie du Japon</title>
		<link>https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article182</link>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Perona</dc:creator>


		<dc:subject>Shinto</dc:subject>
		<dc:subject>Bouddhisme</dc:subject>
		<dc:subject>Histoire du Japon</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Cette chronologie vise &#224; mettre en place les dates essentielles de l'histoire japonaise.&lt;/p&gt;

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&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot6" rel="tag"&gt;Histoire du Japon&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;L'histoire du Japon est &#224; mains &#233;gards tr&#232;s particuli&#232;re. C'est un pays qui a oscill&#233; entre ouverture et fermeture. Les phases d'ouverture correspondent &#224; de nombreuses importations d'&#233;l&#233;ments culturels et technologiques, qui sont ensuite raffin&#233;s dans les p&#233;riodes de fermeture. La diss&#233;mination de l'A&#239;kido prend place dans cette alternance, place que quelques rep&#232;res historiques aident &#224; mieux comprendre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;a name=&#034;index&#034;&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Index des p&#233;riodes :&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#neolithique&#034;&gt;N&#233;olithique&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#yayoi&#034;&gt;&#201;poque Yayo&#239; (-300 - 300)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#kofun&#034;&gt;&#201;poque Kofun (300-538)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#yamato&#034;&gt;&#201;poque Asuka (538-710) &lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#nara&#034;&gt;&#200;re Nara (710-794) &lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#heian&#034;&gt;&#200;re Heian (794-1185) &lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#kamakura&#034;&gt;P&#233;riode Kamakura (1185-1392) &lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#muromachi&#034;&gt;P&#233;riode Muromachi (1392-1573)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#azuchi&#034;&gt;&#201;poque Azuchi-Monoyama (1573-1615)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#edo&#034;&gt;&#200;re Edo (1603-1868)&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#bakumatsu&#034;&gt;Bakumatsu&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#meiji&#034;&gt;&#201;re Meiji&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#guerre&#034;&gt;De l'ouverture &#224; la guerre&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#miracle&#034;&gt;Le Miracle Japonais&lt;/a&gt;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;a href=&#034;#crise&#034;&gt;La Crise et le renouveau&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;neolithique&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;N&#233;olithique&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt; La date de la premi&#232;re&lt;br class='autobr' /&gt;
occupation humaine du Japon est l'enjeu de nombreux d&#233;bats. Il est &#224; peu&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#232;s admis qu'il y avait des villages d&#232;s 10000 ans avant notre &#232;re. ces&lt;br class='autobr' /&gt;
communaut&#233;s humaines vivaient dans une relative isolation les unes des&lt;br class='autobr' /&gt;
autres. On distingue : &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La p&#233;riode &lt;strong&gt;proto-J&#244;mon&lt;/strong&gt;, de -50000 &#224; -10000, o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
la chasse et la cueillette pr&#233;dominaient ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; La p&#233;riode &lt;strong&gt;Jom&#244;n&lt;/strong&gt;, avec&lt;br class='autobr' /&gt;
l'introduction de certaines formes d'agriculture.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode J&#244;mon est associ&#233;e &#224; la production de poteries. Celles-ci sont&lt;br class='autobr' /&gt;
non seulement parmi les premi&#232;res connues, mais surtout elles constituent&lt;br class='autobr' /&gt;
un des premiers exemples d'art non rituel. En effet, ces poteries sont&lt;br class='autobr' /&gt;
richement d&#233;cor&#233;es, avec des motifs tant figuratifs que concrets, et&lt;br class='autobr' /&gt;
montrent de signes d'utilisation. Il s'agissait donc d&#233;j&#224; d'embellir des&lt;br class='autobr' /&gt;
ustensiles de la vie quotidienne. Plus le temps avance, plus l'&#233;l&#233;ment&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;coratif se renforce au d&#233;triment de la fonction, au point que les&lt;br class='autobr' /&gt;
poteries J&#244;mon tardives semblent presque inutilisables. Il est remarquable&lt;br class='autobr' /&gt;
que cette &#233;volution se soit faite alors que les techniques elles-m&#234;mes&lt;br class='autobr' /&gt;
n'ont pas &#233;volu&#233;. En cours de routes apparaissent des statuettes qui&lt;br class='autobr' /&gt;
montrent une capacit&#233; &#224; appliquer ces techniques d&#233;coratives afin de&lt;br class='autobr' /&gt;
symboliser la puissance et les propri&#233;t&#233;s des &#234;tres repr&#233;sent&#233;s.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La chronologie mythique fait remonter la fondation de l'empire par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Empereur Jimmu &#224; -600.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;yayoi&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;poque Yayo&#239; -300 &#224; +300&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
&#192; cette &#233;poque, il existe un royaume regroupant une partie du Japon et le&lt;br class='autobr' /&gt;
sud de la Cor&#233;e (royaume de Minama). Cette configuration permet&lt;br class='autobr' /&gt;
l'importation de technologies venues de Chine : le travail du m&#233;tal, la&lt;br class='autobr' /&gt;
riziculture, la traction animale, etc. Ce faisant, le Japon passe&lt;br class='autobr' /&gt;
directement de l'&#194;ge de Pierre &#224; l'&#194;ge du fer, sans passer par l'&#194;ge de&lt;br class='autobr' /&gt;
Bronze. Ce passage direct &#224; une agriculture intensive, irrigu&#233;e et&lt;br class='autobr' /&gt;
rationalis&#233;e, la riziculture, fixe les communaut&#233;s en villages et en&lt;br class='autobr' /&gt;
communaut&#233;s socialement organis&#233;es (le travail de construction des&lt;br class='autobr' /&gt;
rizi&#232;res est un travail collectif, ce qui suppose une organisation&lt;br class='autobr' /&gt;
sociale), s&#233;parant nettement l'int&#233;rieur de la communaut&#233; (&lt;i&gt;uchi&lt;/i&gt;) de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'ext&#233;rieur (&lt;i&gt;soto&lt;/i&gt;). Ces deux concepts centraux de la culture japonaise&lt;br class='autobr' /&gt;
sont encore op&#233;rationnels &#224; l'heure actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_290 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_left spip_document_left spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;61&#034; data-legende-lenx=&#034;x&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://parisaikidoclub.com/spip/IMG/jpg/dotaku.jpg' width='485' height='300' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;dotaku
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Le dotaku est une lourde cloche de bronze ornement&#233;e
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Trois objets&lt;br class='autobr' /&gt;
particuliers sont import&#233;s de Cor&#233;e : des cloches (&lt;i&gt;d&#244;taku&lt;/i&gt;), qui perdent&lt;br class='autobr' /&gt;
rapidement leur fonction pour n'&#234;tre plus que des supports artistiques, les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;p&#233;es, qui deviennent plus large au Japon, et des miroirs de bronze. Tr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;cieux, ces objets seront plus tard incorpor&#233;s dans les symboles de la&lt;br class='autobr' /&gt;
famille imp&#233;riale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; -108 : la Chine, unie en un puissant empire, envahit la p&#233;ninsule&lt;br class='autobr' /&gt;
cor&#233;enne, g&#233;n&#233;rant une vague d'immigration en direction du Japon.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 100 : les contacts avec la Chine se multiplient. Ils influencent&lt;br class='autobr' /&gt;
particuli&#232;rement l'art. La religion Shinto prend son essor.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 200 : L'Imp&#233;ratrice Jinko Kogo entame la reconqu&#234;te de la Cor&#233;e, effective&lt;br class='autobr' /&gt;
vers 360.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 285 : Le syst&#232;me chinois d'&#233;criture (&lt;i&gt;kanji&lt;/i&gt;) est officiellement&lt;br class='autobr' /&gt;
adopt&#233;. Dans les faits, cette adoption se fera progressivement jusqu'en&lt;br class='autobr' /&gt;
405.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;kofun&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;poque Kofun 300-538&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;
Cette p&#233;riode est marqu&#233;e par l'&#233;dification de tumulus sur les tombes des&lt;br class='autobr' /&gt;
personnages importants. Les proportions et la richesse croissante de ces&lt;br class='autobr' /&gt;
tombe indique un pouvoir central grandissant, qui en arrive &#224; contr&#244;ler&lt;br class='autobr' /&gt;
l'essentiel de l'&#238;le de Honshu et ne nord de Kyushu. Cette &#233;poque&lt;br class='autobr' /&gt;
marquerait le v&#233;ritable d&#233;but de la lign&#233;e imp&#233;riale &#224; partir du clan&lt;br class='autobr' /&gt;
Yamato. Les &#233;changes avec le continent am&#233;liorent notablement les&lt;br class='autobr' /&gt;
techniques de poterie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vers 350 : les Yamato contr&#244;lent l'essentiel des r&#233;gions colonis&#233;es du Japon.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; vers 391 : l'&#233;levage du ver &#224; soie, le tissage et les sciences chinoises&lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;n&#232;trent au Japon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;yamato&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;poque d'Asuka (538-710)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;L'&#233;v&#233;nement fondateur de cette p&#233;riode est l'arriv&#233;e du Bouddhisme au&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon, et avec lui l'adoption du syst&#232;me politique et social de la&lt;br class='autobr' /&gt;
Chine. jusqu'au huiti&#232;me si&#232;cle, le si&#232;ge de la capitale change &#224; chaque&lt;br class='autobr' /&gt;
empereur. Les capitales sont le plus souvent sur le mod&#232;le des villes&lt;br class='autobr' /&gt;
chinoises, avec des rues &#224; angle droit. Bien souvent, des plans chinois&lt;br class='autobr' /&gt;
sont recopi&#233;s tels quels, sans tenir compte de la diff&#233;rence d'&#233;chelle. De&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me, le syst&#232;me administratif est calqu&#233; sur le syst&#232;me chinois, avec&lt;br class='autobr' /&gt;
toute une bureaucratie de gouverneurs et d'administrateurs choisis par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Empereur, sans tenir compte du fait que le syst&#232;me chinois correspond &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
un territoire et &#224; une population dix &#224; cent fois plus importants. Le Japon&lt;br class='autobr' /&gt;
entre nettement dans un syst&#232;me de droit &#233;crit.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant ce temps, le Bouddhisme s'implante autour de grands temples,&lt;br class='autobr' /&gt;
favoris&#233; par l'adoption du Bouddhisme par la Cour imp&#233;riale. Souvent tenus&lt;br class='autobr' /&gt;
pas des officiers avides, ces temples deviennent un pouvoir politique, une&lt;br class='autobr' /&gt;
g&#234;ne pour le gouvernement et une source d'irritation et de r&#233;voltes dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
peuple.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 538 (ou 552) : les envoy&#233;s d'un roi cor&#233;en introduisent le Bouddhisme au&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon. Il s'ensuit une lutte entre clans (les Soga et les Mononobe) sur&lt;br class='autobr' /&gt;
cette question.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 562 : Perte des possessions en Cor&#233;e.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 586 : &#201;pid&#233;mie de peste. L'Empereur fait officiellement un voeu dans un&lt;br class='autobr' /&gt;
sanctuaire Bouddhiste.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 587 : Les Sago, partisans du Bouddhisme, triomphent.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 604 : Le prince Shotoku publie des injonctions appel&#233;es Constitution des&lt;br class='autobr' /&gt;
17 articles. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 607 : Envoi d'&#233;missaires en Chine
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 645 : Chute de la dictature de fait des Soga.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 645-650 : p&#233;riode Hakuko : adoption du syst&#232;me administratif de la Chine&lt;br class='autobr' /&gt;
des T'ang.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 701 : Code de Ta&#239;ho.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;nara&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;poque Nara (710-794)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Conscient des co&#251;ts d'un d&#233;m&#233;nagement complet de la capitale &#224; chaque&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvel empereur, l'Imp&#233;ratrice Genmei fait, &#224; grands frais, construire Nara&lt;br class='autobr' /&gt;
en 710. Cependant, les conflits avec les dignitaires Bouddhistes&lt;br class='autobr' /&gt;
s'exacerbent jusqu'&#224; que l'un d'entre eux tente de prendre le pouvoir&lt;br class='autobr' /&gt;
(770). Il est chass&#233;, et pour &#233;chapper &#224; l'influence des temples, la&lt;br class='autobr' /&gt;
capitale est d&#233;plac&#233;e &#224; Nagaoka.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;heian&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#200;re Heian (794-1185)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;En 794, la capitale est finalement fix&#233;e &#224; Heian-kyo (aujourd'hui Kyoto,&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;kyo&lt;/i&gt; signifiant &#034;capitale&#034; dans les deux expressions). Cette p&#233;riode est&lt;br class='autobr' /&gt;
marqu&#233;e par le pouvoir de la Cour imp&#233;riale, pendant pr&#232;s de 400 ans. La&lt;br class='autobr' /&gt;
puissante famille des Fujiwara occuppe de fait le pouvoir, prenant les&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;cisions au nom des empereurs. C'est une p&#233;riode d'intense&lt;br class='autobr' /&gt;
sophistication, d'intrigues de palais et de jeux de pouvoir entre clans,&lt;br class='autobr' /&gt;
empereurs en titre et empereurs retir&#233;s en religion (ce qui ne signifiait&lt;br class='autobr' /&gt;
en pratique qu'une chose : ils &#233;chappaient &#224; l'&#233;tiquette pesante entourant&lt;br class='autobr' /&gt;
la figure imp&#233;riale). Le &lt;i&gt;Dit du Genji&lt;/i&gt;, &#233;crit par une femme de ce clan,&lt;br class='autobr' /&gt;
symbolise cette p&#233;riode. Il est l'embl&#232;me de la naissance d'une culture&lt;br class='autobr' /&gt;
lettr&#233;s japonaise, avec la mise au point du premier syllabaire japonais,&lt;br class='autobr' /&gt;
les &lt;i&gt;hiragana&lt;/i&gt;. ce d&#233;veloppement de la culture japonaise se r&#233;alise dans le&lt;br class='autobr' /&gt;
cadre d'une rupture des relations officielles avec la Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la fin de la p&#233;riode, le pouvoir de Fujiwara d&#233;cline au profit des clans&lt;br class='autobr' /&gt;
des gouverneurs provinciaux. Un conflit assez violent oppose les Heike et&lt;br class='autobr' /&gt;
les Genji, ces derniers &#233;tablissant en 1185 un gouvernement &#224; Kamakura et&lt;br class='autobr' /&gt;
prenant le titre de &lt;i&gt;shogun&lt;/i&gt; (g&#233;n&#233;ral en chef). Les vertus lettr&#233;es et&lt;br class='autobr' /&gt;
raffin&#233;es de la Cour sont supplant&#233;es par des valeurs guerri&#232;res.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 794 : la capitale est fix&#233;e &#224; Ky&#244;to, l'empereur Kanmu voulant s'&#233;manciper&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'influence Bouddhique.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 806 : le courant Bouddhiste &lt;i&gt;shingon&lt;/i&gt; est introduit au&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon. Contrairement aux courants pr&#233;c&#233;dents, il affirme que chacun est&lt;br class='autobr' /&gt;
potentiellement un Bouddha, rompant ainsi avec la doctrine &#233;litiste de ses&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;d&#233;cesseurs.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 857 : Fujiwara Yoshifusa (804-872) devient le Grand Chancelier d'Empire,&lt;br class='autobr' /&gt;
puis, en 886 le premier r&#233;gent (&lt;i&gt;sessho&lt;/i&gt;) &#233;tranger &#224; la famille imp&#233;riale. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 939 : Ta&#239;ra et Minamoto commencent &#224; d&#233;fier la cour imp&#233;riale, et les&lt;br class='autobr' /&gt;
samoura&#239;s &#224; exercer une forte influence politique. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 961 : Le petit-fils de l'empereur Seiwa (858-876), Tsunemoto, prend le nom&lt;br class='autobr' /&gt;
de Minamoto Tsunemoto et fonde le clan Minamoto. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1017 : Fujiwara-no-Michinaga est nomm&#233; Premier ministre. La famille&lt;br class='autobr' /&gt;
Fujiwara est alors &#224; son apog&#233;e. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1086 : Les Minamoto, avec Yoritomo, s'imposent dans l'est. Gr&#226;ce aux&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;Jokos&lt;/i&gt; (empereurs retir&#233;s), le gouvernement va effacer l'influence des&lt;br class='autobr' /&gt;
Fujiwara. &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1135 : Les Ta&#239;ra battent les pirates dans la Mer Int&#233;rieure et voient&lt;br class='autobr' /&gt;
ainsi leur influence augmenter.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1156 : la guerre civile (Hogenno-ran) &#233;clate
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1175 : La secte bouddhiste &lt;i&gt;Jodo&lt;/i&gt; est cr&#233;&#233;e. Elle sugg&#232;re que chacun soit&lt;br class='autobr' /&gt;
sauv&#233; de ce monde de maux et de souffrances en &#233;tant transport&#233; au &lt;i&gt;Jodo&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
(Terre Pure) par Bouddha de la Lumi&#232;re et de la Vie infinie. On parle aussi&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; son sujet d'Amidisme, en r&#233;f&#233;rence au Bouddha Amida.
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1180-1185 : Minamoto Yoritomo (clan des Heike) d&#233;fait la flotte de Ta&#239;ra&lt;br class='autobr' /&gt;
(Genji) &#224; Dan-no-Ura.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;kamakura&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Epoque Kamakura (1185-1392)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Pendant pr&#232;s d'un si&#232;cle, les &lt;i&gt;shoguns&lt;/i&gt; consolident leur pouvoir depuis&lt;br class='autobr' /&gt;
Kamakura, tandis que l'Empereur r&#232;gne mais ne gouverne pas. Cette&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;partition se perp&#233;tuera pendant neuf si&#232;cles. En 1333, les partisans de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Empereur Go-Daigo tentent de restaurer son autorit&#233;. Ils parviennent &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
renverser le gouvernement de Kamakura, mais les militaires reprennent le&lt;br class='autobr' /&gt;
pouvoir d&#232;s 1336, mettant sur le tr&#244;ne un Empereur plus&lt;br class='autobr' /&gt;
complaisant. Go-Daigo fuit dans le sud, &#224; Yoshino. Jusqu'en 1392, il&lt;br class='autobr' /&gt;
existera ainsi deux cours rivales au Japon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'influence des &lt;i&gt;bushi&lt;/i&gt; sur les arts entra&#238;ne un changement esth&#233;tique&lt;br class='autobr' /&gt;
complet. Les sujets trait&#233;s directement et &#233;nergiquement supplantent&lt;br class='autobr' /&gt;
l'esth&#233;tique de la d&#233;licatesse et du raffin&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1191 : la doctrine &lt;i&gt;Zen&lt;/i&gt; s'implante au Japon, et trouve un terrain tr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
favorable parmi les nouveaux dirigeants du pays ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1192 : &#233;tablissement du shogunat &#224; Kamakura, pr&#232;s de l'actuelle Tokyo ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1227 : le courant du &lt;i&gt;Soto-Zen&lt;/i&gt; arrive de Chine ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1253 : fondation du courant &lt;i&gt;Nichiren&lt;/i&gt;, du nom de son&lt;br class='autobr' /&gt;
fondateur. Contrairement aux autres courants du Bouddhisme, cette secte&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;tend d&#233;tenir la voie unique vers l'Illumination ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1274 et 1281 : plusieurs invasions mongoles, mont&#233;es par les fils de&lt;br class='autobr' /&gt;
Gengis Khan, &#233;chouent. &#192; deux reprises, la flotte mongole est an&#233;antie par&lt;br class='autobr' /&gt;
un typhon, que les Japonais appellent depuis vent des Dieux &lt;i&gt;kamikaze&lt;/i&gt; ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1333 : les shoguns sont renvers&#233;s par les partisans de Go-Daigo ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1335-6 : le clan Ashigaka se r&#233;volte, chasse Go-Daigo de Kyoto et le&lt;br class='autobr' /&gt;
remplace par Komyo, empereur fant&#244;che qui a pour seule fonction de&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;server le mythe d'un empereur divin ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1392 : les shoguns &#233;tablissent leur r&#233;sidence &#224; Muromachi, un quartier de&lt;br class='autobr' /&gt;
Kyoto. C'est le d&#233;but d'un r&#233;concilliation entre les Cours du Sud&lt;br class='autobr' /&gt;
(descendants de Go-Daigo) et du Nord (descendants de Komyo) ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;div class='spip_document_292 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_center spip_document_center spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;67&#034; data-legende-lenx=&#034;xx&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;img src='https://parisaikidoclub.com/spip/IMG/jpg/paraventdore.jpg' width='308' height='650' alt='' /&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Grues et flleurs de quatre saisons
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Paravent de l'&#233;poque Muromachi
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;&lt;a name=&#034;muromachi&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;poque Muromachi (1392-1573)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;div class='spip_document_291 spip_document spip_documents spip_document_image spip_documents_right spip_document_right spip_document_avec_legende' data-legende-len=&#034;30&#034; data-legende-lenx=&#034;&#034;
&gt;
&lt;figure class=&#034;spip_doc_inner&#034;&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/IMG/jpg/lavisorchid.jpg' class=&#034;spip_doc_lien mediabox&#034; type=&#034;image/jpeg&#034;&gt; &lt;img src='https://parisaikidoclub.com/spip/IMG/jpg/lavisorchid.jpg' width='500' height='140' alt='' /&gt;&lt;/a&gt;
&lt;figcaption class='spip_doc_legende'&gt; &lt;div class='spip_doc_titre '&gt;&lt;strong&gt;Orchid&#233;e
&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt; &lt;div class='spip_doc_descriptif '&gt;Orchid&#233;e et rochers
&lt;/div&gt; &lt;/figcaption&gt;&lt;/figure&gt;
&lt;/div&gt;
&lt;p&gt;Durant toute la p&#233;riode, des membres du clan &lt;i&gt;Ashigaka&lt;/i&gt; occupent la&lt;br class='autobr' /&gt;
position de shogun. N&#233;anmoins, l'influence de leur gouvernement militaire&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;i&gt;bakufu&lt;/i&gt;) ne faut jamais celle de celui de Kamakura. Les seigneurs locaux&lt;br class='autobr' /&gt;
(&lt;i&gt;daimyo&lt;/i&gt;) gardent un pouvoir consid&#233;rables, et leurs querelles d&#233;g&#233;n&#232;rent&lt;br class='autobr' /&gt;
sporadiquement en guerres civiles culminant avec la guerre d'Onin&lt;br class='autobr' /&gt;
(1467-1477), qui d&#233;truisit Kyoto et livra le pays &#224; un si&#232;cle de&lt;br class='autobr' /&gt;
chaos. Cette p&#233;riode est l'heure de gloire des &lt;i&gt;samura&#239;&lt;/i&gt;, au service des&lt;br class='autobr' /&gt;
diff&#233;rents seigneurs, et des &lt;i&gt;ronin&lt;/i&gt;, samurai sans ma&#238;tre qui &#233;cument le&lt;br class='autobr' /&gt;
pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Malgr&#233; cette instabilit&#233; chronique, la p&#233;riode est &#233;conomiquement et&lt;br class='autobr' /&gt;
artistiquement florissante, en partie gr&#226;ce &#224; des contacts avec la Chine,&lt;br class='autobr' /&gt;
repris durant la p&#233;riode Kamakura. Les shogun construisirent &#224; Kyoto&lt;br class='autobr' /&gt;
diverses r&#233;sidences, o&#249; vivaient un petit groupe de guerriers artistes et&lt;br class='autobr' /&gt;
lettr&#233;s. C'est dans ce milieu que furent &#233;labor&#233;s l'art du th&#233; &lt;i&gt;chanoyu&lt;/i&gt; et&lt;br class='autobr' /&gt;
le &lt;i&gt;N&#244;&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1467 : d&#233;but de la guerre d'Onin ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1483 : construction &#224; Kyoto du &lt;a href=&#034;http://images.google.fr/images?q=kinkakuji&amp;ie=UTF-8&amp;oe=UTF-8&amp;hl=fr&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;Pavillon d'or&lt;/a&gt; et du&lt;br class='autobr' /&gt;
Pavillon d'Argent ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1543 : les premiers navires officiels portugais arrivent &#224; Takeshima,&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;changeant des armes &#224; feu contre de la soie. Ces &#233;changes font basculer le&lt;br class='autobr' /&gt;
pouvoir militaire au profit des provinces des provinces les plus peupl&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
aux provinces les plus riches ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1549 : le missionnaire j&#233;suite espagnol Fran&#231;ois-Xavier arrive au Japon ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1571 : ouverture du port de Nagasaki au commerce avec les &#233;trangers par un&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;daimyo&lt;/i&gt; converti au christianisme ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1573 : Oda Nobugana fait enfermer le dernier shogun du clan Ashikaga.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;azuchi&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#201;poque Azuchi-Momoyama (1573-1615)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode est domin&#233; par les noms des trois g&#233;n&#233;raux qui r&#233;unifi&#232;rent&lt;br class='autobr' /&gt;
le Japon : Oda Nobugana, Toyotomi Hideyoshi et Tokugawa Ieyasu. De&lt;br class='autobr' /&gt;
nombreuses batailles jalonnent cette p&#233;riode, o&#249; les arts de la guerre&lt;br class='autobr' /&gt;
furent port&#233;s &#224; un point d'efficacit&#233; qui ne sera pas retrouv&#233; pendant pr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
de trois si&#232;cles. C'est &#224; cette &#233;poque que v&#233;cut &lt;i&gt;Miyamoto Musashi&lt;/i&gt;, auteur&lt;br class='autobr' /&gt;
du &lt;i&gt;Trait&#233; des Cinq Roues&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Esth&#233;tiquement, cette &#233;poque se caract&#233;rise par le contraste entre l'or des&lt;br class='autobr' /&gt;
panneaux des demeures des seigneurs f&#233;odaux et l'aust&#232;re simplicit&#233; des&lt;br class='autobr' /&gt;
jardins et des ustensiles de la c&#233;r&#233;monie du th&#233;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de ces ann&#233;es, l'influence occidentale se fit profond&#233;ment&lt;br class='autobr' /&gt;
sentir.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1582 : fondation d'Edo (aujourd'hui Tokyo) ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1590 : Toyotomi Hideyoshi termine l'unification du Japon, repoussant les&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;i&gt;a&#239;nous&lt;/i&gt; &#224; l'extr&#232;me nord ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1592-1597 : Hideyoshi monte plusieurs exp&#233;ditions pour conqu&#233;rir la&lt;br class='autobr' /&gt;
Cor&#233;e ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1600 : Tokugawa Ieyasu triomphe de ses rivaux &#224; la bataille de Sekigahara&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;edo&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#200;re d'Edo (1603-1868&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode est celle de la fermeture du Japon aux &#233;trangers. Plusieurs&lt;br class='autobr' /&gt;
causent contribuent &#224; expliquer cette r&#233;action. Religieuses, d'abord, les&lt;br class='autobr' /&gt;
Chr&#233;tiens refusant d'admettre la divinit&#233; de l'Empereur, et surtout&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;tendant d&#233;tenir le monopole de la v&#233;rit&#233; religieuse. Les intrigues entre&lt;br class='autobr' /&gt;
j&#233;suites, dominicains et protestants hollandais donnaient d'ailleurs une&lt;br class='autobr' /&gt;
f&#226;cheuse image de cette religion. De plus, plusieurs Japonais s'alarmaient&lt;br class='autobr' /&gt;
du comportement des occidentaux envers les autres civilisation. Plusieurs&lt;br class='autobr' /&gt;
craignaient que les missionnaires ne soient l'avant-garde d'une arm&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
coloniale. Enfin, et ce fut peut-&#234;tre d&#233;terminant, les seigneurs les plus&lt;br class='autobr' /&gt;
ouverts &#224; l'Occident avaient pris parti contre Ieyasu, et constituaient une&lt;br class='autobr' /&gt;
force militaire consid&#233;rable, car &#233;quip&#233;e d'armes &#224; feu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il s'ensuivit de vives pers&#233;cutions contre les chr&#233;tiens, une expulsion des&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;trangers et une interdiction de sortir du pays, qui n'&#233;tait plus reli&#233; au&lt;br class='autobr' /&gt;
monde ext&#233;rieur que par une minuscule &#238;le artificielle o&#249; seuls les&lt;br class='autobr' /&gt;
Hollandais pouvaient accoster.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette &#233;poque est domin&#233;e par la morale des samurai et leur esth&#233;tique. En&lt;br class='autobr' /&gt;
termes d'arts martiaux cependant, on assiste &#224; une ritualisation du combat,&lt;br class='autobr' /&gt;
et surtout &#224; la naissance des arts martiaux proprement dit, voie de&lt;br class='autobr' /&gt;
formation de la personne plut&#244;t qu'art de tuer. En effet, avec la&lt;br class='autobr' /&gt;
pacification du pays, la n&#233;cessit&#233; d'efficacit&#233; se faisait moindre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dates :
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1603 : Tokugawa Ieyasu (1542-1616) est nomm&#233; shogun par l'empereur. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tablit d&#232;s lors son quartier g&#233;n&#233;ral &#224; Edo. Le th&#233;&#226;tre kabuki est fond&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
par la pr&#234;tresse shint&#244; Okuni ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1605 : Tokugawa Ieyasu transmet son titre de shogun &#224; son deuxi&#232;me fils,&lt;br class='autobr' /&gt;
Tokugawa Hidetada qui exercera le pouvoir de 1605 &#224; 1623 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1609 : Un comptoir commercial hollandais s'&#233;tablit dans l'&#238;le de&lt;br class='autobr' /&gt;
Hirado. un comptoir anglais suit en 1613 ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1614 :Le christianisme devient de plus en plus important. De puissants&lt;br class='autobr' /&gt;
da&#239;myo se convertissent. Face &#224; cette menace, les sectes bouddhistes et&lt;br class='autobr' /&gt;
shinto&#239;stes demandent &#224; l'empereur et au shogun de condamner cette religion&lt;br class='autobr' /&gt;
qui affirme que seul J&#233;sus est le fils de Dieu alors que pour les japonais&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est l'empereur qui est le descendant direct des Dieux. C'est le d&#233;but des&lt;br class='autobr' /&gt;
pers&#233;cutions des chr&#233;tiens notamment dans l'&#238;le de Ky&#251;sh&#251; qui s'&#233;tait tr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
vite convertie car une des premi&#232;res &#238;les &#224; avoir pris contact avec des&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentaux ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1615 : Ieyasu prend le ch&#226;teau fortifi&#233; d'Osaka o&#249; les descendants de&lt;br class='autobr' /&gt;
Toyotomi Hideyoshi intriguaient. C'est la fin de la famille Toyotomi ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1624 : Le shogun qui ne d&#233;sire pas que le commerce des armes &#224; feu&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentales profitent &#224; d'autres clans, expulse les commer&#231;ants espagnols&lt;br class='autobr' /&gt;
en invoquant des motifs religieux ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1628 : Seuls les chinois et les hollandais sont autoris&#233;s au commerce &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Nagasaki et Deshima ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1635 : Le syst&#232;me de sankinkotai renforce le contr&#244;le du shogun. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
instaure pour tous les seigneurs f&#233;odaux des provinces une astreinte &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Edo. Ainsi, Chaque province est repr&#233;sent&#233;e une ann&#233;e sur deux dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
capitale. Lorsque le seigneur est en poste &#224; Edo c'est son second qui&lt;br class='autobr' /&gt;
dirige la province. Etant loin de son arm&#233;e, ils ne peuvent pas fermenter&lt;br class='autobr' /&gt;
des coups d'&#233;tat pour renverser le shogun. Une p&#233;riode stabilit&#233; politique&lt;br class='autobr' /&gt;
s'installe. Cette d&#233;cision est &#224; la base du d&#233;veloppement &#233;conomique de la&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;gion de Edo. En effet, les da&#239;myo se d&#233;placent avec toute leur suite (une&lt;br class='autobr' /&gt;
centaine de personnes) et d&#233;pensent sans compter pour s'&#233;lever dans la&lt;br class='autobr' /&gt;
haute soci&#233;t&#233; japonaise de l'&#233;poque. Le commerce s'accro&#238;t et les p&#233;ages&lt;br class='autobr' /&gt;
que le shogun installe sur les routes menant &#224; Edo permettent de recueillir&lt;br class='autobr' /&gt;
un pr&#233;cieux imp&#244;t et emp&#234;che par la m&#234;me occasion les puissants da&#239;myo de&lt;br class='autobr' /&gt;
devenir gr&#226;ce &#224; l'argent plus puissant que le shogun. La religion&lt;br class='autobr' /&gt;
chr&#233;tienne est interdite ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1636 : L'isolement du Japon continue et un d&#233;cret interdit aux japonais&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;migrer. Ceux qui sont install&#233;s &#224; l'&#233;tranger ne pourront jamais regagner&lt;br class='autobr' /&gt;
le Japon ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1637-1638 : La hausse des imp&#244;ts locaux provoque de violentes r&#233;voltes&lt;br class='autobr' /&gt;
paysannes qui sont toutes balay&#233;es par la puissance de feu de l'arm&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
shogunale. La plus grande bataille engendre la mort de 37000 paysans (soit&lt;br class='autobr' /&gt;
disant tous chr&#233;tiens) retranch&#233;s au sommet d'une colline ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1638 : Les commer&#231;ants espagnols et portugais accus&#233;s de complicit&#233; dans&lt;br class='autobr' /&gt;
les r&#233;voltes paysannes chr&#233;tiennes sont expuls&#233;s ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1639 : Seuls les hollandais protestants et les chinois non chr&#233;tiens&lt;br class='autobr' /&gt;
peuvent continuer le commerce sur l'&#238;le de Deshima dans la baie de&lt;br class='autobr' /&gt;
Nagasaki. Les Hollandais ont &#233;t&#233; les seuls &#224; soutenir ouvertement le r&#233;gime&lt;br class='autobr' /&gt;
du shogun dans les p&#233;riodes de crise. Le comptoir de Deshima est une marque&lt;br class='autobr' /&gt;
de remerciement de la part du Shogun. Deshima &#233;tant excentr&#233;, la pr&#233;sence&lt;br class='autobr' /&gt;
hollandaise voulu discr&#232;te, ne nuit pas &#224; l'isolement progressif du&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon. Les hollandais jouiront plus tard d'une place capitale envers le&lt;br class='autobr' /&gt;
shogun qui se renseignera secr&#232;tement par leur interm&#233;diaire des avanc&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
technologiques et politiques de l'occident ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1651 : Les habitations sont en bois et donc le principal danger pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
temples et les villes c'est le feu. Cette ann&#233;e l&#224;, le grand incendie de&lt;br class='autobr' /&gt;
Edo provoqua la mort de 30000 personnes ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1675 : Cette famine conclut une p&#233;riode de diverses catastrophes&lt;br class='autobr' /&gt;
naturelles ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1720 : Autorisation d'importer des ouvrages occidentaux sans rapport avec&lt;br class='autobr' /&gt;
le christianisme. Nombreuses famines sur toute la p&#233;riode ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1792 : Un envoy&#233; russe demande l'ouverture de relations. Le shogun refuse&lt;br class='autobr' /&gt;
et renforce la d&#233;fense des c&#244;tes ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1852 : Des marins russes naufrag&#233;s, d&#233;barquent sur le sol japonais &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
Shimoda. Ils ne sont pas extermin&#233;s comme l'ont &#233;t&#233; les autres marins&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentaux. Le Japon durant 200 ans ne respectait pas les r&#232;gles&lt;br class='autobr' /&gt;
internationales de sauvetage en mer (rapatriements des rescap&#233;s). C'est le&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;but d'une s&#233;rie de naufrages de navires occidentaux qui ont tous pour&lt;br class='autobr' /&gt;
cons&#233;quence de mettre la pression sur le shogun pour ouvrir les fronti&#232;res&lt;br class='autobr' /&gt;
du Japon au monde occidental ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1853 : Tokugawa Iesada devient shogun. En juillet le Commodore am&#233;ricain&lt;br class='autobr' /&gt;
Matthew C.Perry, avec 4 vaisseaux, presse le Japon d'ouvrir ses portes au&lt;br class='autobr' /&gt;
commerce mondial ; &lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1854 : En mars, il revient avec une escadre renforc&#233;e. Le shogun face &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
puissance militaire am&#233;ricaine et au blocus de la baie de Edo est contraint&lt;br class='autobr' /&gt;
de signer un trait&#233; qui permet aux am&#233;ricains de mouiller &#224; Shimoda et&lt;br class='autobr' /&gt;
Hakodate. Rapidement des trait&#233;s similaires d'amiti&#233; avec la&lt;br class='autobr' /&gt;
Grande-Bretagne, les Pays-Bas et la russie sont sign&#233;s ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1855 : Le grand s&#233;isme &#224; T&#244;ky&#244; du 11 novembre fait 10000 morts ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1856 : Le consul am&#233;ricain Townsend Harris s'installe &#224; Shimoda, c'est le&lt;br class='autobr' /&gt;
premier consul occidental au Japon ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1858 : Tokugawa Iemochi devient shogun. Il signe diff&#233;rents trait&#233;s avec&lt;br class='autobr' /&gt;
les USA le 29 juillet (exterritorialit&#233;), les Pays-Bas le 18 ao&#251;t, la&lt;br class='autobr' /&gt;
Russie le 19 ao&#251;t, la Grande-Bretagne le 26 ao&#251;t et la France le 9&lt;br class='autobr' /&gt;
octobre. Le commerce avec l'occident met fin &#224; l'isolement du Japon ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1862 : La premi&#232;re ambassade japonaise s'installe en Europe ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1863 : Des japonais sous la tutelle du clan Choshu tirent sur des navires&lt;br class='autobr' /&gt;
europ&#233;ens neutres engag&#233;s dans le d&#233;troit de Shimonoseki. En ao&#251;t escadre&lt;br class='autobr' /&gt;
anglaise d&#233;truit Kagoshima, capitale de Satsuma. En septembre le shogun&lt;br class='autobr' /&gt;
fait chasser de Ky&#244;to les partisans de Choshu ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1864 : Les navires occidentaux (am&#233;ricains, anglais, fran&#231;ais et&lt;br class='autobr' /&gt;
hollandais) d&#233;mant&#232;lent les forts du clan Choshu &#224; Shimonoseki. Le shogun&lt;br class='autobr' /&gt;
organise la premi&#232;re exp&#233;dition contre le clan Choshu ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1865 : L'empereur ratifie des trait&#233;s sign&#233;s avec l'&#233;tranger ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1866 :Tokugawa Keika devient shogun. En mars, un accord secret est sign&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
entre les clans Choshu et Satsuma. En ao&#251;t, le shogun organise la deuxi&#232;me&lt;br class='autobr' /&gt;
exp&#233;dition contre le clan Choshu ;
&lt;br /&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; 1867 : Meiji (Mutsu Hito 1852-1912), fils cadet de Komei, devient le&lt;br class='autobr' /&gt;
nouvel empereur du Japon. Le quinzi&#232;me shogun, Tokugawa Keiki Yoshinobu,&lt;br class='autobr' /&gt;
restitue le pouvoir politique &#224; l'empereur et met fin en novembre au&lt;br class='autobr' /&gt;
shogunat institu&#233; en 1192 par Minamoto Yoritomo. C'est la fin du&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement des samoura&#239;s ;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;bakumatsu&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Bakumatsu (1863-1870)&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Pour plus de d&#233;tails, voir &lt;a href=&#034;http://garnier.free.fr/japon/ouvrir.html&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;cette page&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On d&#233;signe sous ce terme la p&#233;riode de guerre civile qui conduisit &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
chute du gouvernement des shoguns (le &lt;i&gt;bakufu&lt;/i&gt;) et la restauration de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'autorit&#233; imp&#233;riale. Historiquement, elle se fonde sur un conflit entre&lt;br class='autobr' /&gt;
les shoguns et les seigneurs des provinces du Choshu et de Satsuma&lt;br class='autobr' /&gt;
(respectivement &#224; l'est d'Honshu et au nord de Kyushu). Face aux pression&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentales, ceux-ci recommandaient de les affronter, de peur que le&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon ne devienne la semi-colonie qu'&#233;tait d&#233;j&#224; la Chine. Cela passait par&lt;br class='autobr' /&gt;
une modernisation du Japon et un rattrapage technologique. Les shoguns ne&lt;br class='autobr' /&gt;
l'entendaient pas de cette oreille, et le firent savoir. Il s'ensuivit une&lt;br class='autobr' /&gt;
longue et sanglante guerre entre les patriotes, partisans de la&lt;br class='autobr' /&gt;
restauration de l'empereur, et les loyalistes au bakufu.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode a ses &#233;pisodes marquants, aussi connus au Japon que peut&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#234;tre la prise de la Bastille en France. Du point de vue des arts&lt;br class='autobr' /&gt;
martiaux, cette p&#233;riode vit un renouveau des techniques visant&lt;br class='autobr' /&gt;
l'efficacit&#233;. Les armes occidentales &#233;taient en effet rares et ch&#232;res : on&lt;br class='autobr' /&gt;
se battait au sabre et &#224; la lance. Un &#233;l&#233;ment particulier de ce paysage de&lt;br class='autobr' /&gt;
violence fut la fondation du Shinsen-Gumi, milice shogunale destin&#233;e &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
assurer la s&#233;curit&#233; &#224; Kyoto et &#224; traquer les patriotes. Les capitaines de&lt;br class='autobr' /&gt;
cette milice, qui attirait les plus fines lames du pays, sont des figures&lt;br class='autobr' /&gt;
nationales au Japon, et l'objet d'un abondant folklore.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce bref &#226;ge d'or des techniques du sabre fut cependant aussi le pr&#233;lude &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
leur chute. Lors de la bataille d&#233;cisive, les loyalistes charg&#232;rent au&lt;br class='autobr' /&gt;
sabre les patriotes, qui avaient import&#233; les fusils et les mitrailleuses&lt;br class='autobr' /&gt;
am&#233;ricaines, appliquant les techniques de la guerre moderne d&#233;velopp&#233;es&lt;br class='autobr' /&gt;
lors de la Guerre de S&#233;cession. Les troupes loyalistes furent d&#233;cim&#233;es par&lt;br class='autobr' /&gt;
les fusils et les mitrailleuses lourdes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;meiji&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;&#200;re Meiji&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;La victoire des patriotes eut pour cons&#233;quence l'abolition de la&lt;br class='autobr' /&gt;
distinction des rangs et l'interdiction de porter le sabre (en pratique,&lt;br class='autobr' /&gt;
des lames de longueur sup&#233;rieure &#224; 70 cm, ce qui explique que certaines&lt;br class='autobr' /&gt;
lames aient &#233;t&#233; retaill&#233;es &#224; cette &#233;poque). En pratique, tous les postes de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'administration &#233;taient tenus par les anciens seigneurs de Satsuma, du&lt;br class='autobr' /&gt;
Choshu et leurs anciens vassaux. Bon nombre de sabres quitt&#232;rent alors le&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon, achet&#233;es par des amateurs occidentaux. Pour autant, la politique&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ouverture du gouvernement Meiji se fondait sur un sentiment de fiert&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
nationale, et les arts martiaux en &#233;taient partie int&#233;grante. C'est ainsi&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'ils &#233;taient toujours pratiqu&#233;s comme une r&#233;affirmation de l'identit&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
traditionnelle du Japon face &#224; la modernit&#233;. Pendant plusieurs ann&#233;es, dans&lt;br class='autobr' /&gt;
un Japon de pus en plus occidentalis&#233; vivaient des survivants de l'&#233;poque&lt;br class='autobr' /&gt;
du bakufu, comme pouvait l'&#234;tre Sokaku Takeda, un des ma&#238;tres du Fondateur&lt;br class='autobr' /&gt;
de l'A&#239;kido (cf &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article67' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les arts martiaux &#224; l'&#232;re industrielle &lt;/a&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;J'ai donn&#233; dans &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article67' class=&#034;spip_in&#034;&gt;cet article&lt;/a&gt; un aper&#231;u de l'histoire du Japon&lt;br class='autobr' /&gt;
contemporain. Je ne vais en donner ici que les lignes essentielles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le rattrapage du Japon fut spectaculaire, m&#234;me s'il est souvent exag&#233;r&#233;. Si&lt;br class='autobr' /&gt;
les Japonais se battaient au sabre, les livres hollandais avaient &#233;t&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
utilis&#233; &#224; bon escient, et des exp&#233;riences de production industrielle&lt;br class='autobr' /&gt;
avaient &#233;t&#233; localement essay&#233;. Toujours est-il que ce pays, quasi-f&#233;odal en&lt;br class='autobr' /&gt;
1865, &#233;tait d&#232;s 1895 une puissance r&#233;gionale, battant la Chine, et&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;boulait sans crier gare sur le premier plan des puissances mondiales d&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
1905. Cette ann&#233;e-l&#224; en effet, le conflit avec les Russes &#224; propos de&lt;br class='autobr' /&gt;
Port-Arthur et la p&#233;ninsule du Liao-Dong arriva &#224; un tournant. Sans d&#233;clarer&lt;br class='autobr' /&gt;
la guerre, les Japonais bloqu&#232;rent Port-Arthur et la flotte Russe du&lt;br class='autobr' /&gt;
Pacifique. Les Russes r&#233;pondirent en envoyant l'escadre de la Baltique et&lt;br class='autobr' /&gt;
l'escadre de la M&#233;diterran&#233;e lib&#233;rer la ville. Pour la plupart des&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentaux, il &#233;tait impensable que des non-blancs puissent menacer une&lt;br class='autobr' /&gt;
des plus puissantes flottes du monde. Apr&#232;s un demi-tour du monde, la&lt;br class='autobr' /&gt;
flotte russe fut coul&#233;e dans le d&#233;troit de Tushima, tandis que les troupes&lt;br class='autobr' /&gt;
japonaises au sol livraient et gagnaient une guerre de tranch&#233;es contre&lt;br class='autobr' /&gt;
l'arm&#233;e russe. Quelques ann&#233;es apr&#232;s, un trait&#233; maritime international&lt;br class='autobr' /&gt;
reconnaissait au Japon un statut &#233;gal &#224; la France et &#224; la Russie.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au cours de la Premi&#232;re Guerre Mondiale, les Japon prit le partie des&lt;br class='autobr' /&gt;
Alli&#233;s, ce qui lui permit de r&#233;cup&#233;rer des territoires en Chine. Il se&lt;br class='autobr' /&gt;
sentait cependant flou&#233;, les trait&#233;s ayant tach&#233; de limiter cette extension&lt;br class='autobr' /&gt;
afin de pr&#233;server les int&#233;r&#234;ts britanniques en Chine.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;guerre&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Marche &#224; la guerre&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Cette p&#233;riode est celle d'une militarisation de la soci&#233;t&#233;. Gris&#233;s par&lt;br class='autobr' /&gt;
leurs victoires, les clans de Choshu (arm&#233;e) et de Satsuma (marine) se&lt;br class='autobr' /&gt;
livraient &#224; une surench&#232;re belliqueuse, autour d'un empereur quelque peu&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;pass&#233;. Cela conduisit en 1931 &#224; l'annexiondelaMandchourie,suivie&lt;br class='autobr' /&gt;
d'unetentativedeconqu&#234;te de la Chine en 1937, de pair avec une alliance&lt;br class='autobr' /&gt;
avec l'Axe.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pendant cette p&#233;riode fleurit un nationalisme assez primaire, articul&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
autour d'un shinto d'&#201;tat, qui visait &#224; fanatiser les foules autour de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'image imp&#233;riale. Dans la pratique, l'adh&#233;sion &#224; cette id&#233;ologie fut, pour&lt;br class='autobr' /&gt;
la majeure partie de la population, de pure forme. On assista &#233;galement &#224; un&lt;br class='autobr' /&gt;
regain d'int&#233;r&#234;t pour les arts martiaux et l'&#233;thique des &lt;i&gt;bushi&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Croyant les &#201;tats-Unis enferm&#233;s dans leur isolationnisme, le Japon lan&#231;a&lt;br class='autobr' /&gt;
une attaque vers la base am&#233;ricaine de Pearl Harbor le 7 d&#233;cembre 1941. Sur&lt;br class='autobr' /&gt;
la lanc&#233;e, les troupes japonaises &#171; lib&#233;r&#232;rent &#187; la plupart des colonies&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentales en Asie du Sud-Est. La liste des exactions japonaises dans ce&lt;br class='autobr' /&gt;
conflit, rafles de filles et viols en Cor&#233;e, traitement des prisonniers&lt;br class='autobr' /&gt;
occidentaux (&lt;i&gt;Le Pont de la rivi&#232;re Kwa&#239;&lt;/i&gt;) est malheureusement longue. Le&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon n'&#233;tait cependant pas de taille &#224; rivaliser avec l'appareil&lt;br class='autobr' /&gt;
production &#233;tatsunien, et avait une &#233;tape technologique de retard. Orgueil&lt;br class='autobr' /&gt;
de la flotte, les puissants cuirass&#233;s &lt;i&gt;Yamato&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;Musashi&lt;/i&gt;, les plus gros&lt;br class='autobr' /&gt;
du monde, furent coul&#233;s avant m&#234;me de combattre par les avions de l'US Air&lt;br class='autobr' /&gt;
Force, qui avait d&#233;ploy&#233; les nouveaux ma&#238;tres des mers : les porte-avions.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les Am&#233;ricains d&#233;sesp&#233;raient de finir ce conflit : les Japonais d&#233;fendaient&lt;br class='autobr' /&gt;
pied &#224; pied toutes les &#238;les qu'ils consid&#233;raient comme appartenant &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'Archipel. Les figures des &lt;i&gt;kamikazes&lt;/i&gt; sont les plus marquantes, mais m&#234;me&lt;br class='autobr' /&gt;
les troupes au sol se sacrifiaient par bataillons entiers. Dans les faits&lt;br class='autobr' /&gt;
cependant, le Japon &#233;tait pr&#232;s &#224; capituler, mais demandait des&lt;br class='autobr' /&gt;
garanties. La m&#233;compr&#233;hension de ces conditions, le risque de voir les&lt;br class='autobr' /&gt;
Sovi&#233;tiques demander leur part du g&#226;teau ainsi que la volont&#233; de d&#233;montrer&lt;br class='autobr' /&gt;
leur puissance face &#224; ces m&#234;mes sovi&#233;tiques conduisit au bombardement&lt;br class='autobr' /&gt;
atomique d'Hiroshima et de Nagazaki, puis &#224; la capitulation du Japon.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;miracle&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Miracle Japonais&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;La p&#233;riode apr&#232;s la capitulation fut une p&#233;riode tr&#232;s difficile pour le&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon. Le pays &#233;tait occup&#233;, la population choqu&#233;e dans son ensemble,&lt;br class='autobr' /&gt;
toute l'&#233;conomie &#224; reconstruire. &#192; cela s'ajoutaient les exactions d'une&lt;br class='autobr' /&gt;
partie des troupes d'occupations am&#233;ricaines, et une d&#233;sorganisation&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#233;matique de tout ce qui pouvait cristalliser un semblant de fiert&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
nationale (d&#233;mant&#232;lement des grandes entreprises, division artificielle&lt;br class='autobr' /&gt;
des r&#233;seaux d'&#233;lectricit&#233;, de t&#233;l&#233;phone, des chemins de fer, etc.). Le&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon s'&#233;tait &#233;galement vu proposer, avec obligation d'acheter, une&lt;br class='autobr' /&gt;
constitution qui lui interdisait toute force militaire, except&#233; une force&lt;br class='autobr' /&gt;
d'autod&#233;fense. Cette clause est actuellement l'objet d'&#226;pres d&#233;bats, les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;tats-Unis ayant demand&#233; au Japon d'assumer sa part dans le maintient de&lt;br class='autobr' /&gt;
l'ordre dans la r&#233;gion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Toujours est-il que la reconstruction se fit d'autant plus rapidement que&lt;br class='autobr' /&gt;
les capitaux am&#233;ricains affluaient. Apr&#232;s la guerre de Cor&#233;e, ils avaient&lt;br class='autobr' /&gt;
imp&#233;rativement besoin du Japon pour faire barrage &#224; l'URSS et &#224; la&lt;br class='autobr' /&gt;
Chine. Cette p&#233;riode fut celle d'une intense ouverture &#224; l'&#233;tranger, mais,&lt;br class='autobr' /&gt;
pour la premi&#232;re fois, d'une v&#233;ritable ouverture r&#233;ciproque. Les&lt;br class='autobr' /&gt;
&#171; japonaiseries &#187; avaient certes eu leur heure de gloire du temps de Van&lt;br class='autobr' /&gt;
Gogh, mais cette fois-ci, c'&#233;taient les produits japonais qui partaient &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
la conqu&#234;te des march&#233;s &#233;trangers. D'abord ceux de l'&#233;lectronique bon&lt;br class='autobr' /&gt;
march&#233;, puis ce fut le tour des voitures (plus &#233;conomiques, au point d'en&lt;br class='autobr' /&gt;
inqui&#233;ter l'industrie automobile &#233;tatsunienne), de l'&#233;lectronique grand&lt;br class='autobr' /&gt;
public (Sony), et de plusieurs produits culturels, mangas et arts martiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On parlait ainsi de &#171; miracle &#187; japonais, le pays continuant &#224; cro&#238;tre alors&lt;br class='autobr' /&gt;
que l'Occident sombrait dans la d&#233;pression engendr&#233;e par la crise&lt;br class='autobr' /&gt;
p&#233;troli&#232;re. Derri&#232;re cette r&#233;ussite &#233;conomique se cache cependant une&lt;br class='autobr' /&gt;
profonde crise d'identit&#233; du pays, qui n'a pu s'exprimer que dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
derni&#232;res ann&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;crise&#034;&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Crise et renouveau&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Le s&#233;isme de Kobe et l'&#233;clatement de la bulle sp&#233;culative porta un coup&lt;br class='autobr' /&gt;
fatal &#224; une croissance d&#233;j&#224; mal en point. Depuis 1995, le Japon se d&#233;bat&lt;br class='autobr' /&gt;
dans des difficult&#233;s &#233;conomiques profondes, ne parvenant pas &#224; sortir de la&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;cession. Parall&#232;lement, la culture japonaise se diffusait dans l'ensemble&lt;br class='autobr' /&gt;
du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il est difficile d'&#233;valuer cette p&#233;riode : l'histoire imm&#233;diate est un&lt;br class='autobr' /&gt;
exercice p&#233;rilleux. Il semble cependant qu'&#224; l'occasion de la crise&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;conomique, le Japon soit en train de revenir sur ses certitudes, tant&lt;br class='autobr' /&gt;
celle d'&#234;tre un pays ouvert (ce qui est douteux tant au vu des statistiques&lt;br class='autobr' /&gt;
du commerce que de la pratique des langues &#233;trang&#232;res) que de la&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;moralisation cons&#233;cutive &#224; la seconde guerre mondiale. Il n'est donc pas&lt;br class='autobr' /&gt;
exclu qu'un rebond &#233;conomique donne au Japon l'occasion de r&#233;clamer une&lt;br class='autobr' /&gt;
place plus importante dans le jeu diplomatique mondial. Ce d'autant plus&lt;br class='autobr' /&gt;
que le plus grand march&#233; du monde, la Chine, est &#224; ses portes.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href=&#034;#index&#034;&gt;Retour &#224; l'index des &#233;poques&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_ps'&gt;&lt;p&gt;Cr&#233;dits :&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour la chronologie : &lt;a href=&#034;http://garnier.free.fr/japon/histoire.html&#034; class=&#034;spip_url spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;http://garnier.free.fr/japon/histoi...&lt;/a&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour les images et l'histoire de l'art : &lt;a href=&#034;http://www.metmuseum.org&#034; class=&#034;spip_out&#034; rel=&#034;external&#034;&gt;le site du Met&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Le Dojo, un espace sacr&#233; ?</title>
		<link>https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article107</link>
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		<dc:date>2002-09-25T06:49:25Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Perona</dc:creator>


		<dc:subject>Mythologie</dc:subject>
		<dc:subject>Shinto</dc:subject>
		<dc:subject>&#201;tiquette</dc:subject>
		<dc:subject>Bouddhisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;En quel sens le Dojo est-il en espace consacr&#233; ?&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;L' A&#239;kido&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot2" rel="tag"&gt;Mythologie&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot3" rel="tag"&gt;Shinto&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot4" rel="tag"&gt;&#201;tiquette&lt;/a&gt;, 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Bouddhisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;img src='https://parisaikidoclub.com/spip/local/cache-vignettes/L76xH150/arton107-1bc86.png?1779338354' class='spip_logo spip_logo_right spip_logo_survol' width='76' height='150' alt=&#034;&#034; data-src-hover=&#034;IMG/logo/artoff107.gif?1752332166&#034; /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;On entend souvent dire, pour expliquer l'&#233;tiquette, que le dojo est un espace sacr&#233;. Cette affirmation est surprenante : en quoi une salle de sport deviendrait-elle brusquement sacr&#233;e ? Pourtant, cette r&#233;ponse est juste. Si elle n'est pas toujours compr&#233;hensible, c'est qu'elle fait appel &#224; une notion de &lt;i&gt;sacr&#233;&lt;/i&gt; qui est bien &#233;loign&#233;e de la notre. Cet article vise &#224; la comprendre, afin de voir en quoi l'&#233;tiquette et le c&#233;r&#233;monial peuvent devenir des actes parfaitement naturels. L'enjeu est de taille. Sans cette id&#233;e, l'art martial n'est qu'un sport de combat.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Les religions au Japon&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour un esprit occidental, form&#233; aux religions monoth&#233;istes, la vie religieuse des Japonais est assez d&#233;routante. Elle est marqu&#233;e par de &#233;l&#233;ments absents des religions occidentales : la proximit&#233; du sacr&#233;, et le syncr&#233;tisme.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Un sacr&#233; &#224; port&#233;e de main&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour les Japonais, les puissances transcendantes n'ont pas l'&#233;loignement du Dieu Ouranien&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb1&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;Ouranien : li&#233; &#224; une puissance c&#233;leste, comme il est indique dans &#171; Notre (&#8230;)&#034; id=&#034;nh1&#034;&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;, mais sont au contraire tr&#232;s proches. Cela est particuli&#232;rement vrai du &lt;i&gt;Shinto&lt;/i&gt;, la religion autochtone du Japon (litt. &#171; Voie des Dieux &#187;). Cette religion constitue un exemple unique d'animisme moderne. L'adepte du Shinto, et la plupart des Japonais le sont &#224; un degr&#233; ou un autre, partage le monde quotidien avec quantit&#233; d'esprits, puissances mineures de la nature, esprits des anc&#234;tres, du lieu, etc., &#224; qui il va demander un service en &#233;change d'offrandes. On aurait tort de voir l&#224; de simples superstitions. Les Japonais trouvent un grand apaisement dans l'id&#233;e qu'il existe des puissances faisant &#233;chapper le cours des choses au pur jeu des lois de la science et du hasard.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les esprits du Shinto, les &lt;i&gt;kamis&lt;/i&gt;, sont ainsi pr&#233;sent partout, dans chaque site auquel s'attache une histoire, un &#233;v&#233;nement, ou une tradition. Les quartiers anciens (et beaucoup de modernes) ont leurs &lt;i&gt;kami&lt;/i&gt;. Le &lt;i&gt;kami&lt;/i&gt; de l'A&#239;kido a d'ailleurs son sanctuaire &#224; Iwama. Autant dire que les Japonais vivent en contact quotidien avec le sacr&#233;. Passant devant un petit temple juste avant un d&#238;ner d'affaires, ils s'y arr&#234;teront quelques instants pour demander le succ&#232;s de leurs n&#233;gociations.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cette proximit&#233; de l'espace sacr&#233; est &#233;galement vraie en ce qui concerne le Bouddhisme. Comme dans le cas du Christianisme, le Bouddha est g&#233;n&#233;ralement repr&#233;sent&#233; avec des traits proches de ceux du peuple du sculpteur. Ainsi, les Bouddhas japonais ont l'air japonais, tout comme les Christs du nord de l'Europe sont souvent blonds. Proximit&#233; ethnique, donc, mais cette proximit&#233; est fond&#233;e sur le fait que le Bouddha n'est pas divin au sens o&#249; l'entendent les Occidentaux. C'est simplement un homme qui a trouv&#233; une voie vers l'Illumination, et qui a essay&#233; d'apprendre aux autres comment en faire autant. Un homme, rien de plus, dont la pens&#233;e &#224; &#233;t&#233; relay&#233;e par d'autres hommes qui ont trouv&#233; un chemin similaire, fondateurs des diff&#233;rentes &#171; sectes &#187; (on parlerait en Europe de &#171; courants &#187;), ce qui diminue l'effet de l'&#233;loignement historique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip-puce ltr&#034;&gt;&lt;b&gt;&#8211;&lt;/b&gt;&lt;/span&gt; &lt;strong&gt;Syncr&#233;tismes&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Parlant des religions au Japon, il faut garder &#224; l'esprit qu'elles sont remarquablement tol&#233;rantes. Le Shinto s'accommode tr&#232;s bien des sp&#233;culations m&#233;taphysiques du Bouddhisme, lequel affirme n'&#234;tre qu'un chemin vers l'Illumination parmi l'infinit&#233; des chemins possibles. Aucune de ces deux religions ne se targue de d&#233;tenir le monopole de la v&#233;rit&#233; sur le monde spirituel. C'est pourquoi on peut parfaitement &#234;tre &#224; la fois shinto et bouddhiste, et que la plupart des Japonais le sont, au point que la distinction entre d'anciennes divinit&#233;s shinto et les boddhisatva (assistants du Bouddha) est bien souvent sans objet. La tol&#233;rance de ces deux religions et l'accent port&#233; sur les exercices spirituels font que la notion de &lt;i&gt;foi&lt;/i&gt; est bien moins importante que dans les religions monoth&#233;istes.&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href=&#034;#nb2&#034; class=&#034;spip_note&#034; rel=&#034;appendix&#034; title=&#034;On pourrait m'objecter que les chr&#233;tiens ont &#233;t&#233; bannis, massacr&#233;s et (&#8230;)&#034; id=&#034;nh2&#034;&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ces deux caract&#233;ristiques de la religiosit&#233; japonaise, une religiosit&#233; flottante et ouverte, font que l'importance accord&#233;e &#224; la &lt;i&gt;croyance&lt;/i&gt; est faible. La plupart de Japonais accomplissent les rituels non pas par foi positive, mais parce que cela ne peut pas faire de mal de se pr&#233;munir, et que ces rituels leur apportent un apaisement certain. c'est avec cet esprit qu'il faut sans doute envisager le caract&#232;re sacr&#233; du Dojo, et prendre un peu de distance vis-&#224;-vis de ce que l'&#233;tiquette peut avoir d'&#233;trange pour un occidental.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Le Profane et le sacr&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Je suis souvent surpris que l'on s'&#233;tonne &#224; l'id&#233;e que le Dojo est un espace sacr&#233;. Les espaces sacr&#233;s abondent en Europe, et il n'est pas n&#233;cessaire d'&#234;tre croyant pour leur reconna&#238;tre ce caract&#232;re : dans une &#233;glise, tout le monde baisse la voix. Alors, pourquoi cet &#233;tonnement ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est sans doute qu'avec la diminution de l'influence de la religion dans la vie quotidienne, il s'est mis en place une distinction forte entre le profane et le sacr&#233;, ce dernier &#233;tant d'autant plus fort qu'il se trouvait cantonn&#233; en quelques lieux exceptionnels. Ce probl&#232;me ne se pose pas aux Japonais, qui cotoient le sacr&#233; quotidiennement. De ce fait, leur conception du sacr&#233; est moins proche de la notre. Pour un Japonais, est sacr&#233; tout ce qui suscite l'id&#233;e de puret&#233;, le respect ou l'admiration. Ainsi une source est &lt;i&gt;kami&lt;/i&gt; en raison de sa puret&#233;, les anc&#234;tres le sont en raison du respect qu'on doit &#224; ceux qui nous ont pr&#233;c&#233;d&#233;s, les grands artistes, artisans, l'Empereur sont &lt;i&gt;kami&lt;/i&gt; en raison de leur r&#244;le de mod&#232;le.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sacr&#233; est donc partout : les montagnes, les rivi&#232;res, les temples, etc. Le Dojo est un espace sacr&#233; dans ce premier sens. Litt&#233;ralement, le Dojo est &#171; le lieu o&#249; l'on cherche la Voie &#187; (on a vu qu'au sens de Bouddhisme, les Voies &#233;taient innombrables, et mutuellement non exclusives). Il se doit donc d'&#234;tre un lieu de puret&#233;, o&#249; l'on va essayer de se purifier soi-m&#234;me par la pratique. Il est un espace qui inspire le respect, celui que l'on doit au professeur, aux pratiquants plus anciens, et &#224; ceux qui pratiquent depuis moins longtemps que nous, et dont nous sommes responsables. C'est &#233;galement un lieu li&#233; &#224; l'admiration, l'admiration pour un homme qui a pass&#233; sa vie &#224; mettre au point un art martial et &#224; le rendre accessible &#224; tous. Point de v&#233;n&#233;ration ni de culte de la personnalit&#233; l&#224;-dedans. Les pratiquants les plus anciens aiment &#224; rappeller que le fondateur de l'A&#239;kido n'&#233;tait qu'un homme, qui nous a propos&#233; de suivre le chemin qu'il s'&#233;tait trouv&#233;. Le salut au &lt;i&gt;kamiza&lt;/i&gt;, o&#249; figure g&#233;n&#233;ralement son portrait, n'est donc pas un acte de soumission, mais de remerciement pour avoir cr&#233;e l'A&#239;kido. Je me permets d'ajouter que ce type de salut &#224; genoux est quotidiennement pratiqu&#233; par les Japonais, au grand embarras du touriste occidental.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est donc au titre de cette notion de sacralit&#233;, fond&#233;e sur la puret&#233;, le respect et l'admiration, que s'expliquent les saluts au Dojo, au tapis et au &lt;i&gt;kamiza&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On pourrait, &#224; mon sens, en rester l&#224;, d&#232;s lors que l'on accepte que l'A&#239;kido n'est pas un simple sport, mais que sa pratique s'accompagne d'un engagement moral &#224; ne l'utiliser qu'&#224; bon escient. Cependant, il existe un autre aspect selon lequel le Dojo est sacr&#233;. C'est l'id&#233;e que le Dojo constitue un espace d'exception, o&#249; les r&#232;gles de la vie sociale sont suspendues.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Sacr&#233; et soci&#233;t&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Pour les Japonais, il n'existe pas de distinction pertinente entre l'ordre de la nature et l'ordre de la soci&#233;t&#233;, le second &#233;tant simplement inclus dans le premier. De l&#224; vient sans doute le poids que les Occidentaux aiment &#224; souligner des traditions, de la hi&#233;rarchie sociale et des normes. La pr&#233;sence en fond de l'&#233;thique confuc&#233;enne, qui veut que l'homme ne perturbe pas l'ordre des choses en tentant de sortir de sa juste place dans la soci&#233;t&#233; y est pour beaucoup. Cependant, cette caract&#233;ristique n'est pas propre &#224; la soci&#233;t&#233; japonaise. Les travaux des sociologues montrent que ce type de poids est certes moins visible, mais tout aussi puissant en Europe. La sp&#233;cificit&#233; japonaise est de consid&#233;rer que les r&#232;gles sociales sont &#233;quivalentes aux lois de la nature. En Europe, l'ordre social est vu comme appartenant &#224; un plan diff&#233;rent des lois physiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Examinons maintenant le dojo sous cet angle. Si les r&#232;gles sociales sont si importantes, presqu'aussi in&#233;luctables que les lois de la nature, comment envisager un lieu o&#249; ces lois sont suspendues ? En effet, les distinctions sociales sont fond&#233;es sur la caste, la classe, la richesse, l'anciennet&#233; et le savoir. Dans un dojo, cet ordre est invers&#233;. Il n'y a pas de caste, tout le monde y rev&#234;tant l'habit du samoura&#239;. il n'y a pas plus de classe, et la richesse n'est pas cens&#233;e s'y montrer (les &lt;i&gt;keikogis&lt;/i&gt; sont suppos&#233;s &#234;tre vierges de toute marque distinctive, hormis le nom de leur propri&#233;taire discr&#232;tement brod&#233; sur le &lt;i&gt;hakama&lt;/i&gt;). Les pratiquants se rangent ainsi par ordre d'anciennet&#233; (dans la pratique et le dojo) et de savoir (par ordre de grade). C'est ainsi que le jeune deuxi&#232;me dan se trouvera assis &#224; une place plus honorifique qu'un homme plus &#226;g&#233; auquel il aurait en d'autres lieux c&#233;d&#233; la place.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Plus fondamentalement, l'ordre social est fond&#233; sur une restriction tr&#232;s stricte de l'usage de la violence. Historiquement, l'usage de la violence contre d'autres &#234;tres humains a rapidement &#233;t&#233; le monopole de castes (nobles), de professions (soldats, mercenaires) ou d'institutions (l'&#201;tat), usage encadr&#233; par des r&#232;gles strictes (code de l'honneur, lois et accords). Or, le dojo d'arts martiaux est un lieu o&#249; cette prohibition fondamentale est en partie lev&#233;e, puisqu'il va s'agir de s'attaquer et de se d&#233;fendre mutuellement. Cette suspension des r&#232;gles sociales est le plus souvent accept&#233;e instinctivement. Le contact physique qu'imposent les techniques ne serait pas souvent tol&#233;r&#233; hors du dojo. Or, dans celui-ci, on s'attrappe, se tire, se projette sans arri&#232;re-pens&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Enfin, le dojo est le lieu d'un accord implicite fort. Pratiquer implique de se mettre &#224; la merci d'autrui. Les techniques sont dangereuses, et les attaques aussi. Le partenaire, quel que soit son r&#244;le, a tr&#232;s souvent la possibilit&#233; de nous blesser. Il existe donc dans le dojo un engagement &#224; ne pas blesser, contrepartie d'un engagement r&#233;ciproque, ce qui permet de g&#233;rer une situation potientiellemnt dangereuse pour les deux partenaires (que penseriez-vous si quelqu'un vous saisissait brusquement le poignet dans la rue ?).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le plus souvent, ces trois aspects sont implicitement accept&#233;s. Or, l'&#233;tiquette, qui parfois pose probl&#232;me, n'est rien d'autre qu'une formalisation de l'acceptation de cette suspension des r&#232;gles de la vie sociale habituelle. Et pour un Japonais, cette suspension a aussi un caract&#232;re sacr&#233;. Comment consid&#233;rer autrement un lieu ou des lois &#233;quivalentes &#224; celles de la nature se trouvent suspendues ? Le Dojo est donc sacr&#233; aussi pour toutes les raisons que donne ce paragraphe.&lt;/p&gt;
&lt;h2 class=&#034;spip&#034;&gt;Conclusion : l'&#233;tiquette et le sacr&#233;&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;On voit donc que dans l'esprit de la culture japonaise, le dojo est un espace doublement sacr&#233;, ce qui n'est pas g&#234;nant, puisque c'est avec beaucoup de naturel que les Japonais c&#244;toient le sacr&#233;. L'&#233;tiquette et le c&#233;r&#233;monial leur semblent absolument naturels.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On peut comprendre qu'il n'en aille pas de m&#234;me pour un Occidental. Personnellement, cela ne me g&#234;ne pas d'adopter une &#233;tiquette japonaise &#224; partir du moment o&#249; je pratique un art martial japonais. L'adh&#233;sion aux &#233;l&#233;ments religieux qui fondent en partie cette &#233;tiquette ne me semble pas &#234;tre un pr&#233;requis. Cependant, je suis conscient que cela peut en choquer certains, qui peuvent estimer qu'il existe une ambigu&#239;t&#233; pour un occidental dans le fait d'accomplir un tel c&#233;r&#233;monial. N&#233;anmoins, celui-ci est, m&#234;me dans cette perspective, justifi&#233; par les raisons explicit&#233;es dans le troisi&#232;me paragraphe de cet article. Certes, l'acceptation des clauses de respect va g&#233;n&#233;ralement de soi. Mais il ne fait aucun mal de rappeler, au d&#233;but et &#224; la fin de chaque pratique, que nous sommes l&#224; pour nous entraider, qu'il convient de laisser certaines conventions sociales au vestiaire, et que la pratique de l'A&#239;kido ne peut se comprendre sans r&#233;f&#233;rence &#224; l'id&#233;al que lui a assign&#233; son fondateur, celui d'&#234;tre un art de paix et d'harmonie. L'&#233;tiquette et le c&#233;r&#233;monial sont justement l&#224; pour cela.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id=&#034;nb1&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh1&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 1&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Ouranien : li&#233; &#224; une puissance c&#233;leste, comme il est indique dans &#171; Notre P&#232;re qui &#234;tes aux cieux &#187;. on oppose souvent cette notion &#224; celle de divinit&#233;s &lt;i&gt;chtoniennes&lt;/i&gt;, associ&#233;es &#224; la Terre-m&#232;re&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id=&#034;nb2&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href=&#034;#nh2&#034; class=&#034;spip_note&#034; title=&#034;Notes 2&#034; rev=&#034;appendix&#034;&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;On pourrait m'objecter que les chr&#233;tiens ont &#233;t&#233; bannis, massacr&#233;s et interdits du d&#233;but du XVIe si&#232;cle &#224; la fin du XIXe. C'est vrai, mais cette interdiction ne reposait pas sur une querelle de religion. Bien qu'irrit&#233;s par l'intol&#233;rance des &#233;vang&#233;lisateurs et leur manque de respect pour les anc&#234;tres (non baptis&#233;s, donc vou&#233;s aux flammes au moins jusqu'au Jugement dernier), les Japonais &#233;taient pr&#234;ts &#224; les tol&#233;rer. C'est la puissance politique acquise par les seigneurs christianis&#233;s, dont les arquebuses europ&#233;ennes modifiaient totalement l'&#233;quilibre strat&#233;gique, qui a provoqu&#233; cette r&#233;pression.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Chine et Japon : Le Conte de deux empires</title>
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		<dc:date>2002-02-20T13:37:57Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Perona</dc:creator>


		<dc:subject>Bouddhisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;Comment, en arrivant au Japon, les arts martiaux chinois ont connu une profonde transformation et l'&#233;panouissement qu'on leur conna&#238;t en tant que discipline de vie.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;L' A&#239;kido&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Bouddhisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les arts martiaux chinois, pratique populaire opu cl&#233;ricale, n'ont pas la dimension &#233;thique qu'on leur conna&#238;t aujourd'hui. Leur lente maturation en Chine en a fait plus que des techniques de combat, mais ce n'est qu'au contact de la culture japonaise qu'ils deviennent vraiment des &lt;i&gt;voies&lt;/i&gt; (&lt;i&gt;do&lt;/i&gt;), et trouvent un public aristocratique : les samoura&#239;s, qui vont en faire de v&#233;ritables disciplines de vie.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;hr width=&#034;80%&#034; &gt;&lt;h1&gt;II) Chine et Japon&lt;br&gt;
Le conte de deux Empires&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sommaire&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt; &lt;a href=&#034;#JCC&#034;&gt;&lt;li&gt;Le Japon, la Cor&#233;e et la Chine&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;#ecoles&#034;&gt;&lt;li&gt;L'apparition des &#233;coles de sabre&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;#poing&#034;&gt;&lt;li&gt;Les techniques du poing vide&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;#bakufu&#034;&gt;&lt;li&gt;La chute du Bakufu&lt;/a&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article62' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;JCC&#034;&gt;&lt;h2&gt;1) Le Japon, la Chine et la Cor&#233;e&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Du fait de sa localisation d'archipel du bout du monde, derni&#232;re terre avant le&lt;br class='autobr' /&gt;
Pacifique, l'histoire culturelle du Japon est rythm&#233;e par les importations d'&#233;l&#233;ments&lt;br class='autobr' /&gt;
techniques et culturels venus du continent.&lt;br&gt;
Plusieurs de ces importations peuvent &#234;tre assez bien dat&#233;es, en particulier par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'apparition dans les registres japonais de familles nobles d'origine chinoise et&lt;br class='autobr' /&gt;
cor&#233;enne fuyant la chute de leurs domaines continentaux.&lt;br&gt;
Deux p&#233;riodes sont probablement cruciales : les VIIe et VIIIe si&#232;cles, marqu&#233;s par&lt;br class='autobr' /&gt;
l'&#233;mergence de la famille Yamato hors des luttes de clan et par l'envoi de d&#233;l&#233;gu&#233;s sur&lt;br class='autobr' /&gt;
le continent, et la p&#233;riode allant du IXe au XIIe si&#232;cle, avec l'affaiblissement de la&lt;br class='autobr' /&gt;
fonction imp&#233;riale, l'introduction des moines combattants et le bouddhisme zen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Reprenons ces &#233;l&#233;ments.&lt;br&gt;
Jusqu'aux VIIe-VIIIe si&#232;cles, le Japon &#233;tait d&#233;chir&#233; par d'incessantes guerres de clans.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;mergence d'un clan dominant et d'une figure centrale, l'empereur, appuy&#233; sur un&lt;br class='autobr' /&gt;
syst&#232;me administratif - et m&#234;me si celui-ci, import&#233; directement de la Chine des Tang,&lt;br class='autobr' /&gt;
reste largement virtuel - modifie la donne et l'ampleur des affrontements. De plus, ce&lt;br class='autobr' /&gt;
point central (&#224; Nara, Kamakura puis Kyoto) fournit une destination oblig&#233;e pour les&lt;br class='autobr' /&gt;
familles nobles immigr&#233;es et pour les d&#233;l&#233;gu&#233;s allant ou revenant du continent. C'est&lt;br class='autobr' /&gt;
sans doute &#224; ce moment qu'on &#233;t&#233; introduit les strat&#232;ges chinois, dont on a vu&lt;br class='autobr' /&gt;
l'importance pour l'id&#233;e de victoire sans combat.&lt;br&gt;
Pour &#234;tre complet, il faudrait sans doute aussi souligner l'importation de nouvelles&lt;br class='autobr' /&gt;
techniques de cultures du riz qui, augmentant la productivit&#233;, permit de soutenir&lt;br class='autobr' /&gt;
durablement une population non agricole plus nombreuse.&lt;br&gt;
Le cadre est alors en place pour l'&#233;mergence de la classe des samoura&#239;s. Originellement,&lt;br class='autobr' /&gt;
les affrontements entre clans n'impliquaient pas d'&#233;trangers aux familles en lutte. Avec&lt;br class='autobr' /&gt;
un syst&#232;me politique de dimensions plus larges et des combats plus importants,&lt;br class='autobr' /&gt;
l'int&#233;gration d'&#233;trangers devient n&#233;cessaire. Or, une telle int&#233;gration n'est possible&lt;br class='autobr' /&gt;
que s'il existe une &#233;thique qui permette d'assurer la loyaut&#233; entre des personnes qui ne&lt;br class='autobr' /&gt;
sont pas li&#233;es par les liens traditionnels. Cela implique &#233;galement le d&#233;veloppement&lt;br class='autobr' /&gt;
d'une groupe de personnes sp&#233;cialis&#233;s dans le m&#233;tier des armes, dot&#233; de fondements&lt;br class='autobr' /&gt;
propres &#224; son activit&#233;.&lt;br&gt;
Aux alentours de l'an mil en effet, les administrateurs, fussent-ils militaires, &#233;taient&lt;br class='autobr' /&gt;
avant tout des lettr&#233;s, conform&#233;ment au syst&#232;me d'origine chinoise. Cependant, avec la&lt;br class='autobr' /&gt;
mont&#233;e de la violence cons&#233;cutive &#224; l'affaiblissement des Fujiwara (successeurs des&lt;br class='autobr' /&gt;
Yamato), les valeurs guerri&#232;res prirent de l'importance, et le budo, de m&#233;thode&lt;br class='autobr' /&gt;
d'administration pacifique, devint une &#233;thique du guerrier. Un catalyseur culturel majeur&lt;br class='autobr' /&gt;
de ce changement fut l'introduction dans l'archipel du bouddhisme zen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Celui-ci est le fait de deux moines japonais partis &#233;tudier en Chine. Eisai (1141-1215)&lt;br class='autobr' /&gt;
et Dogun (1200-1253) enseign&#232;rent une version du zen fortement m&#226;tin&#233;e de&lt;br class='autobr' /&gt;
n&#233;o-confucianisme. Ce m&#233;lange d'id&#233;al du d&#233;tachement et d'id&#233;alisme social fond&#233; sur&lt;br class='autobr' /&gt;
l'honn&#234;tet&#233; et la loyaut&#233; arriva &#224; point nomm&#233; pour fonder une id&#233;ologie propre aux&lt;br class='autobr' /&gt;
samoura&#239;s. Le zen apportait le double b&#233;n&#233;fice d'une d&#233;tente &#224; la fois physique et&lt;br class='autobr' /&gt;
mentale, maintenant bien connu comme une caract&#233;ristique des arts martiaux. L'id&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
d'impermanence fondamentale dans le zen permettait la r&#233;pudiation de la peur de la mort,&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;tente mentale qui, associ&#233;e &#224; la d&#233;tente physique due &#224; la pratique de la m&#233;ditation&lt;br class='autobr' /&gt;
permettait aux combattants de maximiser leur efficacit&#233; sur des combats souvent tr&#232;s&lt;br class='autobr' /&gt;
courts. Par certains c&#244;t&#233;s, l'id&#233;al transcendantal dont le zen est porteur fut peu &#224; peu&lt;br class='autobr' /&gt;
oubli&#233;, ou du moins rel&#233;gu&#233; dans la sph&#232;re des inaccessibles, et l'attention se porta&lt;br class='autobr' /&gt;
surtout sur les b&#233;n&#233;fices pratiques de la pratique des exercices zen. On peut voir cela&lt;br class='autobr' /&gt;
dans le structure du &lt;em&gt;Trait&#233; des cinq roues&lt;/em&gt;, o&#249; l'&#233;l&#233;ment transcendantal&lt;br class='autobr' /&gt;
n'appara&#238;t que dans le dernier chapitre, admirable mais tr&#232;s court. C'est sans doute&lt;br class='autobr' /&gt;
d'ailleurs cette distorsion m&#234;me qui permit l'int&#233;gration dans une m&#234;me &#233;thique des&lt;br class='autobr' /&gt;
principes confuc&#233;ens d'organisation sociale et d'adh&#233;sion &#224; de forts principes&lt;br class='autobr' /&gt;
hi&#233;rarchiques dans ce qui devenait peu &#224; peu le bushido, la voie du guerrier.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En miroir de cette &#233;volution, les Minamoto d&#233;font en 1182 les Fujiwara, pour installer un&lt;br class='autobr' /&gt;
gouvernement militaire (bakufu) et prennent le titre de shogun, introduisant durablement&lt;br class='autobr' /&gt;
le principe voulant que l'empereur r&#232;gne, mais ne gouverne pas.&lt;br&gt;
N&#233;anmoins, si l'&#233;thique des arts martiaux commence &#224; &#234;tre en place, sans doute sur un&lt;br class='autobr' /&gt;
mode beaucoup plus rigide que l'id&#233;al chinois, la transmission des technique se fait&lt;br class='autobr' /&gt;
encore de p&#232;re en fils, sans m&#233;thode syst&#233;matique, style ni &#233;cole &#224; proprement parler, du&lt;br class='autobr' /&gt;
moins d'apr&#232;s les documents de l'&#233;poque.&lt;br&gt;
Une exception &#224; cela cependant, il existait un nombre croissant de monast&#232;re poss&#233;dant&lt;br class='autobr' /&gt;
leurs propres troupes, r&#233;guli&#232;rement entra&#238;n&#233;es, et qui constituent une force politique&lt;br class='autobr' /&gt;
et militaire &#224; part enti&#232;re, au point de devenir des &#233;l&#233;ments aussi peu contr&#244;lables que&lt;br class='autobr' /&gt;
redout&#233;s par le pouvoir central.&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;ecoles&#034;&gt;&lt;h2&gt;2) L'apparition des &#233;coles de sabre&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;h4&gt;Les premi&#232;res &#233;coles&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Ce fut probablement sur le mod&#232;le des &#233;coles de combat des monast&#232;res que se cr&#233;&#232;rent les&lt;br class='autobr' /&gt;
premi&#232;res &#233;coles d'arts martiaux des samoura&#239;s. La guerre civile d'Onin, qui commence en&lt;br class='autobr' /&gt;
1467, voit en effet l'&#233;largissement de la base de recrutement des troupes aux paysans, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'intention desquels il fallut mettre au point des m&#233;thodes syst&#233;matiques d'entra&#238;nement&lt;br class='autobr' /&gt;
et de formation &#233;thique, donnant ainsi naissance aux premi&#232;res &#233;coles de sabre, et aux&lt;br class='autobr' /&gt;
distinctions entre principes &#224; enseigner &#224; tous et techniques r&#233;serv&#233;es aux samoura&#239;s.&lt;br class='autobr' /&gt;
C'est ainsi qu'on assista &#224; la fondation des plus anciennes &#233;coles de sabre connues,&lt;br class='autobr' /&gt;
comme le katori shintoryu (1447), et les multiples styles de Me Aizu Ikasai Hishidata,&lt;br class='autobr' /&gt;
kagueryu, shinkgeryu, jikishinkageryu, yaguryu &lt;a href=&#034;#n1&#034;&gt;(1)&lt;/a&gt;.&lt;br&gt;
L'&#233;tat de guerre civile reste end&#233;mique jusqu'au d&#233;but du XVIIe si&#232;cle. C'est alors l'heure de&lt;br class='autobr' /&gt;
gloire des &#233;coles de sabre et des combats entre &#233;coles. L'apog&#233;e de la violence est atteinte lors des&lt;br class='autobr' /&gt;
vastes combats qui ont pr&#233;sid&#233; &#224; l'unification du Japon, culminant &#224; la bataille de Sekigahara, en 1600.&lt;/p&gt;
&lt;h4&gt;Miyamoto Musashi et le &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/biblio1.html#5roues'&gt;&lt;em&gt;Trait&#233; des cinq roues&lt;/em&gt;&lt;/a&gt;&lt;/h4&gt;
&lt;p&gt;Bien que post&#233;rieur, r&#233;dig&#233; en 1645, le &lt;em&gt;Trait&#233; des cinq roues&lt;/em&gt; constitue probablement&lt;br class='autobr' /&gt;
une bonne image des arts martiaux d'avant et des premiers temps de l'unification.&lt;br class='autobr' /&gt;
D&#232;s le titre, le double h&#233;ritage du tao&#239;sme et du bouddhisme est manifeste. Les cinq roues renvoient&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la hi&#233;rarchie des cinq &#233;l&#233;ments qui permettent de s'&#233;lever vers le Tao : Terre, Eau, Feu, Vent Vide.&lt;br class='autobr' /&gt;
Ce sont les cinq chapitres de l'ouvrage. La roue est d'autre part un symbole bouddhiste de la&lt;br class='autobr' /&gt;
pr&#233;dication. Dans les premier et dernier chapitre, les choses se pr&#233;cisent. En comparant le samoura&#239; &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
un ma&#238;tre-charpentier commandant une &#233;quipe d'ouvriers, Musashi renvoie &#224; une conception confuc&#233;enne,&lt;br class='autobr' /&gt;
alors en plein renouveau, de la soci&#233;t&#233;, assignant &#224; chacun une t&#226;che correspondant &#224; ses qualit&#233;s et &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
son &#233;tat. Quand &#224; l'id&#233;al de &#171; Vide &#187; du dernier chapitre, il refl&#232;te une compr&#233;hension profonde du&lt;br class='autobr' /&gt;
zen.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Cependant, lorsqu'on entre dans le corps de l'ouvrage, cet id&#233;al semble dispara&#238;tre. Ce qui a frapp&#233;&lt;br class='autobr' /&gt;
les contemporains, c'est l'absence de cr&#233;dit que Musashi accorde aux pratiques symboliques du shinto.&lt;br class='autobr' /&gt;
Comme chez Sun Tsu, si on combat avec le soleil dans le dos, c'est pour &#233;blouir l'adversaire, et pas&lt;br class='autobr' /&gt;
pour s'approprier l'&#233;nergie de la divinit&#233; solaire. Pas de magie, donc. Pas ou peu de&lt;br class='autobr' /&gt;
transcendance &#233;galement. Le calme de l'esprit que recommande Musashi a pour le coup peu &#224; voir avec le&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;tachement zen. Il s'agit de mettre toutes les ressources de la personne au service d'une id&#233;e unique,&lt;br class='autobr' /&gt;
obtenir la victoire, expression qui se confond avec &#171; pourfendre l'adversaire. M&#234;me l'id&#233;al de victoire&lt;br class='autobr' /&gt;
sans combat n'a pas sa place. Seule prime l'efficacit&#233; dans la confrontation. Attaquer directement&lt;br class='autobr' /&gt;
l'agressivit&#233; de l'adversaire n'est qu'un moyen au service de la fin qui est de le pourfendre. Dans&lt;br class='autobr' /&gt;
tous ces conseils, fruits d'ann&#233;es de combats, c'est ainsi toujours l'efficacit&#233; qui prime.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Dans la perspective des arts martiaux modernes, cette tension entre l'id&#233;al et la m&#233;thode dans le &lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;em&gt;Trait&#233; des cinq roues&lt;/em&gt; est fondamentale. Musashi ne th&#233;matise absolument pas cette&lt;br class='autobr' /&gt;
contradiction, qui appara&#238;t au lecteur moderne comme un koan insoluble. On peut d'ailleurs se demander&lt;br class='autobr' /&gt;
si Musashi lui-m&#234;me ressentait cette tension. Il est possible qu'il ait estim&#233; qu'elle ne se posait pas&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; lui.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Or, dans les faits, elle se pose. Avec la pacification du pays, les combats de masse prennent fin. Si&lt;br class='autobr' /&gt;
les duels et d&#233;fis restent nombreux, l'affrontement r&#233;el peut d&#233;sormais &#234;tre retard&#233; jusqu'&#224; un stade&lt;br class='autobr' /&gt;
plus avanc&#233; de la formation, alors qu'avant il fallait tout de suite savoir se battre. De plus,&lt;br class='autobr' /&gt;
Tokugawa Ieyasu promulgua des d&#233;crets fixant l'&#233;thique du guerrier, et limitant les possibilit&#233;s&lt;br class='autobr' /&gt;
d'acc&#233;der au statut de samoura&#239;, cr&#233;ant &lt;em&gt;de facto&lt;/em&gt; une soci&#233;t&#233; d'ordres. Ces deux &#233;l&#233;ments&lt;br class='autobr' /&gt;
eurent des r&#233;percussions consid&#233;rables sur la pratique des arts martiaux. D&#233;j&#224;, Musashi d&#233;plore&lt;br class='autobr' /&gt;
l'existence d'&#233;coles qui se concentrent sur un aspect de la technique au d&#233;triment de l'efficacit&#233;. Il&lt;br class='autobr' /&gt;
faut replacer cela comme l'amorce d'une tendance &#224; la stylisation et &#224; la ritualisation du combat.&lt;br class='autobr' /&gt;
Alors que les techniques de Musashi visent les points faibles de l'armure japonaise, comme le visage,&lt;br class='autobr' /&gt;
nombre de techniques de kendo h&#233;rit&#233;es de cette &#233;poque visent d&#233;j&#224; le front ou les poignets,&lt;br class='autobr' /&gt;
parfaitement prot&#233;g&#233;s par l'armure traditionnelle. Cela montre que d&#233;j&#224; l'efficacit&#233; martiale c&#233;dait le&lt;br class='autobr' /&gt;
pas &#224; une volont&#233; de formation physique et morale qui devenait dominante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
C'est ainsi que si le &lt;em&gt;Trait&#233; des cinq roues&lt;/em&gt; couronne une &#233;poque, il en est aussi le chant du&lt;br class='autobr' /&gt;
cygne. Il faudra attendre l'&#232;re trouble de la fin du bakufu pour que l'efficacit&#233; retrouve sa primaut&#233;.&lt;br class='autobr' /&gt;
Un acteur, il faut le souligner, &#233;tait entr&#233; dans le jeu de la guerre : le fusil, qui rendait le paysan&lt;br class='autobr' /&gt;
aussi redoutable que le samoura&#239;.&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;poing&#034;&gt;&lt;h2&gt;3) Les techniques du poing vide&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Qu'en &#233;tait-il des techniques martiales sans armes, a priori associ&#233;es aux paysans ? Dans une &#233;poque&lt;br class='autobr' /&gt;
aussi troubl&#233;, on peut penser que les techniques utilisant comme armes les objets quotidiens, &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
commencer par le long b&#226;ton qui servait &#224; porter des charges sur l'&#233;paule, trouv&#232;rent leur public.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'exemple extr&#234;me en sont les arts martiaux d'Okinawa, anc&#234;tres du karat&#233;-do et du kobudo. Alors que&lt;br class='autobr' /&gt;
ces techniques sont assez bien document&#233;es, on a peu de renseignements sur l'existence de techniques&lt;br class='autobr' /&gt;
martiales populaires &#224; cette &#233;poque. Il est probable que l'apprentissage de ces techniques &#233;tait&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;serv&#233; aux aspirants samoura&#239;s, qui ne repr&#233;sentaient qu'une faible part de la population. Et ce n'est&lt;br class='autobr' /&gt;
pas l'&#233;thique confuc&#233;enne d'ordre social (&#224; chacun son r&#244;le) qui allait favoriser la diffusion des arts&lt;br class='autobr' /&gt;
martiaux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Ainsi, il semble que les techniques &#224; mains nues soient rest&#233;es, en ce qui concerne les &#238;les formant le&lt;br class='autobr' /&gt;
coeur du Japon, l'apanage des samoura&#239;s qui avaient eu la curiosit&#233; d'aller apprendre les techniques&lt;br class='autobr' /&gt;
des moines. On touche sans doute l&#224; &#224; l'origine de la diff&#233;rence manifeste existant entre les&lt;br class='autobr' /&gt;
techniques du karat&#233; et celles du jujutsu. En particulier, les derni&#232;res ne comprennent que peu de&lt;br class='autobr' /&gt;
coups de pieds, et au contraire nombre de clefs et de luxations, aspect qui se retrouve aujourd'hui&lt;br class='autobr' /&gt;
dans les techniques d'a&#239;kido. La raison en est simple : les coups de pieds, en particulier saut&#233;s, du&lt;br class='autobr' /&gt;
karat&#233; ont pour origine des techniques visant &#224; faire tomber des hommes &#224; cheval. Or, donner des coups&lt;br class='autobr' /&gt;
de pied lorsqu'on est &#233;quip&#233; d'un hakama et d'une armure, m&#234;me l&#233;g&#232;re, est malcommode. D'o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
l'importance des clefs et des luxations, qui permettent de d&#233;sarmer efficacement un adversaire, en&lt;br class='autobr' /&gt;
particulier dans les espaces &#233;troits que sont les pi&#232;ces japonaises.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Par manque de documentation, je laisse cette partie de l'historique en suspens. Je voudrais seulement&lt;br class='autobr' /&gt;
souligner l'existence et la persistance d'&#233;coles de jujutsu datant de cette &#233;poque, et dont le&lt;br class='autobr' /&gt;
Fondateur rencontra les derniers repr&#233;sentants.&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;bakufu&#034;&gt;&lt;h2&gt;4) La chute du Bakufu&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Mon propos n'est pas ici de faire la longue et complexe histoire de la chute du Bakufu (gouvernement des shogun),&lt;br class='autobr' /&gt;
mais de voir comment cette p&#233;riode d'intenses violences a pu influencer la pratique des arts martiaux, et quelles&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;percussions elle a pu avoir sur la p&#233;riode qui suit imm&#233;diatement, qui est celle de la jeunesse de O'Sensei.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Faisons d'abord un petit retour sur la longue p&#233;riode de paix, troubl&#233;e certes par des soul&#232;vements sporadiques, qui&lt;br class='autobr' /&gt;
va de 1600 &#224; 1850. Durant cette p&#233;riode, le samurai se fait plus administrateur que combattant, m&#234;me si son prestige&lt;br class='autobr' /&gt;
reste li&#233; &#224; son statut de guerrier. Il manie donc plus le pinceau que le sabre, d'autant plus qu'avec la&lt;br class='autobr' /&gt;
stabilisation des fiefs, les nombre se samurais errants (ronin) diminue consid&#233;rablement. De ce fait , les &#233;coles de&lt;br class='autobr' /&gt;
sabre tendirent, pour certains, &#224; d&#233;velopper des formes plus stylis&#233;es, et des styles dont le but premier n'&#233;tait plus&lt;br class='autobr' /&gt;
l'efficacit&#233; martiale imm&#233;diate. N&#233;anmoins, dans la mesure o&#249; l'entra&#238;nement se faisait ou bokken ou au sabre r&#233;el, cet aspect&lt;br class='autobr' /&gt;
gardait cependant son importance.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Avec les premiers troubles et r&#233;voltes contre le Bakufu, deux tendances &#233;mergent. D'une part, la prouesse purement&lt;br class='autobr' /&gt;
martiale reprend une importance consid&#233;rables. Les armes europ&#233;ennes &#233;taient en effet rares, m&#234;me dans les fiefs les&lt;br class='autobr' /&gt;
mieux approvisionn&#233;s (Satsuma), et nombre de combats se faisaient au sabre et &#224; la lance, en particulier dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
affrontement de faible importance num&#233;rique. Il faut s'imaginer un affrontement g&#233;n&#233;ral, o&#249; chaque groupe comprend&lt;br class='autobr' /&gt;
des sous-groupes rivaux entre eux. De plus, un nombre important de gens du peuple tendent d'apprendre le m&#233;tier des&lt;br class='autobr' /&gt;
armes, dans le but d'acc&#233;der au statut de samurai.&lt;br&gt;
Dans ce cadre, on constate, lisant entre les lignes des livres d'histoire, l'existence d'hommes dot&#233;s d'une ma&#238;trise&lt;br class='autobr' /&gt;
du sabre consid&#233;rable. Le folklore japonais a en particulier immortalis&#233; les capitaines du Shinsen-Gumi, la milice&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;lite du Bakufu. Cependant, les sabres fabriqu&#233;s &#224; cette &#233;poque sont en g&#233;n&#233;ral d'une qualit&#233; inf&#233;rieure aux sabres&lt;br class='autobr' /&gt;
anciens : les experts du Shinsen-Gumi &#233;taient r&#233;put&#233;s se battre avec des lames forg&#233;es par Kotetsu, au XVIIe&lt;br class='autobr' /&gt;
si&#232;cle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Que peut-on en tirer ? D'une part, l'existence d'&#233;coles d'arts martiaux fortes, et de techniciens exp&#233;riment&#233;s, dont&lt;br class='autobr' /&gt;
un certain nombre survivront aux troubles, mais d'autre part une perte de vue des id&#233;aux anciens, qui s'effacent&lt;br class='autobr' /&gt;
devant la n&#233;cessit&#233; du moment.&lt;br&gt;
&#192; plus long terme cependant, une cons&#233;quence de cette p&#233;riode est fondamentale : l'abolition de la distinction des&lt;br class='autobr' /&gt;
classes, qui enl&#232;ve &#224; la pratique des arts martiaux un r&#244;le de promotion sociale. La mesure symbolique en est&lt;br class='autobr' /&gt;
l'interdiction (1876) du port du sabre. De plus, les armes occidentales ont nettement prouv&#233; leur sup&#233;riorit&#233;, comme&lt;br class='autobr' /&gt;
les fusils portugais l'avaient fait en 1600. D&#232;s lors, la pratique des arts martiaux rel&#232;vera de deux logiques&lt;br class='autobr' /&gt;
seulement : soit comme manifestation &#224; une certaine tradition nationale, soit pour ses vertus prop&#233;deutiques.&lt;br class='autobr' /&gt;
L'histoire qui me reste maintenant &#224; analyser est celle de la gloire, puis de la chute de la premi&#232;re fonction, pour&lt;br class='autobr' /&gt;
aboutir &#224; la situation actuelle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
&lt;em&gt;Je manque actuellement de donn&#233;es pr&#233;cises sur les armes martiaux &#224; cet &#233;poque (les chroniqueurs avaient des&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;v&#233;nements autrement plus importants &#224; traiter. Cette section appelle cependant des d&#233;veloppements ult&#233;rieurs&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Auteur : Mathieu Perona&lt;br&gt;&lt;/em&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:Mathieu.Perona@ens.fr&#034;&gt;&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Mathieu.Perona@ens.fr&lt;/code&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr width=&#034;50%&#034;&gt;
&lt;p&gt;&lt;a name=&#034;n1&#034;&gt;(1)&lt;/a&gt; Le suffixe &#171; ryu &#187; se traduit par &#171; style &#187; ou &#171; &#233;cole &#187;.&lt;br&gt;
&lt;a href=&#034;#ecoles&#034;&gt;Retour&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr width=&#034;80%&#034; &gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article60' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Introduction&lt;/a&gt;
&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Historique&lt;/strong&gt;
&lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article63' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Au Commencement &#233;tait la Chine&lt;/a&gt;
&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article65' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Chine et Japon : Le Conte de deux empires&lt;/a&gt;
&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article67' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les arts martiaux &#224; l'&#232;re industrielle&lt;/a&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article94' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Apr&#232;s la Guerre, la Paix&lt;/a&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article95' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'A&#239;kido aujourd'hui&lt;/a&gt;
&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article117' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ouverture&lt;/a&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Au Commencement &#233;tait la Chine</title>
		<link>https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article63</link>
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		<dc:date>2002-02-13T18:05:24Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Mathieu Perona</dc:creator>


		<dc:subject>Bouddhisme</dc:subject>

		<description>&lt;p&gt;L'histoire et les mythes de la naissance des arts martiaux, de l'Inde &#224; la Chine.&lt;/p&gt;

-
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?rubrique24" rel="directory"&gt;L' A&#239;kido&lt;/a&gt;

/ 
&lt;a href="https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?mot5" rel="tag"&gt;Bouddhisme&lt;/a&gt;

		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Les arts martiaux se r&#233;f&#232;rent volontiers &#224; une &#171; histoire mill&#233;naire &#187; ayant son origine lointaine en Chine. Si cette id&#233;e est paretiellement vraie et qu'une histoire des arts martiaux ne saurait se passer d'une &#233;tape au monast&#232;re de Shaolin, les racines des arts martiaux sont &#224; la fois plus lointaines et plus profondes. Ce petit tour d'horizon vise &#224; montrer &#224; quel point les arts martiaux sont le fruit d'une synth&#232;se qui embrasse aussi bien les techniques de combat du nord de l'Inde que les r&#233;flexions &#233;rudites de &lt;i&gt;L'Art de la guerre&lt;/i&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;h1&gt;I) Au commencement &#233;tait la Chine&lt;br&gt;
&lt;em&gt;L'Art de la guerre&lt;/em&gt; et les moines de Shaolin&lt;/h1&gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Sommaire&lt;/em&gt;&lt;/p&gt;
&lt;ol&gt; &lt;a href=&#034;#Inde&#034;&gt;&lt;li&gt;L'Inde&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;#Les arts de poing&#034;&gt;&lt;li&gt;Les arts de poing&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;#TBG&#034;&gt;&lt;li&gt;Tao&#239;sme, Bouddhisme et guerre de masse&lt;/a&gt; &lt;a href=&#034;#Shaolin&#034;&gt;&lt;li&gt;Les moines de Shaolin&lt;/a&gt;
&lt;/ol&gt;
&lt;p&gt;&lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article62' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Bibliographie&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;#Inde&#034;&gt;&lt;h2&gt;1) L'Inde&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Bien qu'on ait retrouv&#233; des figures repr&#233;sentant des techniques de combat remontant &#224; l'&#233;poque m&#233;sopotamienne,&lt;br class='autobr' /&gt;
c'est probablement en Inde que se situent les germes des arts martiaux au sens usuel. En effet, si les techniques&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#233;sopotamiennes ont aussi &#233;t&#233; export&#233;es vers l'ouest, comme le montrent certaines reproductions de lutte grecque,&lt;br class='autobr' /&gt;
de pancrace ou de pugilat, ces disciplines n'y ont jamais pris une signification autre qu'une pratique physique,&lt;br class='autobr' /&gt;
qu'on peut qualifier de sportive.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
En Inde au contraire, les techniques martiales semblent s'&#234;tre tr&#232;s t&#244;t articul&#233;es avec des consid&#233;rations&lt;br class='autobr' /&gt;
philosophiques et religieuses (les deux &#233;tant indissociables dans la pens&#233;e indienne). Ainsi, les lieux&lt;br class='autobr' /&gt;
d'entra&#238;nement traditionnels du &lt;em&gt;kalaripayat&lt;/em&gt; sont-ils situ&#233;s &#224; proximit&#233; des temples et constituent des&lt;br class='autobr' /&gt;
espaces sacr&#233;s, dont les r&#232;gles ressemblent fort &#224; celle d'un dojo. Ce serait en Inde que les gestes techniques auraient&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;t&#233; associ&#233;s aux mouvements des animaux ainsi qu'aux pratiques m&#233;dicinales. Cette double association souligne d'embl&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
une caract&#233;ristique fondamentale des arts martiaux orientaux en g&#233;n&#233;ral, qui est leur inscription forte dans une vision&lt;br class='autobr' /&gt;
du monde holiste, qui ne con&#231;oit pas la partie isol&#233;e du tout. &#192; ce titre, les techniques martiales se devaient&lt;br class='autobr' /&gt;
d'exprimer la plus grande harmonie possible entre leur pratiquant et de monde qui l'entoure. De l&#224; l'observation des&lt;br class='autobr' /&gt;
animaux pour fonder des mouvements qui devaient permette de s'approprier leurs qualit&#233;s propres. De l&#224; aussi d&#233;coule&lt;br class='autobr' /&gt;
l'assimilation par les techniques martiales de techniques de contr&#244;le du corps venues d'autres horizons, Avant m&#234;me de&lt;br class='autobr' /&gt;
quitte l'Inde, ces techniques avaient assimil&#233; des techniques de respirations emprunt&#233;es &#224; l'asc&#233;tisme (yoga) et une&lt;br class='autobr' /&gt;
connaissance des points vitaux issue de la m&#233;decine &#233;nerg&#233;tique traditionnelle (notions de chakras et de m&#233;ridiens o&#249;&lt;br class='autobr' /&gt;
circule l'&#233;nergie vitale &lt;em&gt;prana&lt;/em&gt;, le &lt;em&gt;chi&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;ki&lt;/em&gt;).&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;#Les arts de poing&#034;&gt;&lt;h2&gt;2) Les Arts de poing&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;L'extr&#234;me diversit&#233; des arts martiaux chinois, ainsi que leurs r&#233;f&#233;rences &#224; des principes tao&#239;stes, &lt;br class='autobr' /&gt;
donne &#224; penser qu'ils furent import&#233;s d'Inde avant le bouddhisme. Il est en tous cas certains qu'il existait des&lt;br class='autobr' /&gt;
techniques de combat avant l'&#232;re chr&#233;tienne. Mais il s'agissait &#224; l'&#233;poque de pratiques probablement populaires, &#224; vis&#233;e&lt;br class='autobr' /&gt;
sans doute plus sportive que martiale. On retrouve en effet des t&#233;moignages et des annales en faisant mention, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
aucune description pr&#233;cise, m&#234;me dans des textes m&#233;di&#233;vaux. On peut cependant penser que certaines caract&#233;ristiques des&lt;br class='autobr' /&gt;
arts martiaux chinois &#233;taient d&#233;j&#224; en place, comme l'importance des mouvements circulaires, les r&#233;f&#233;rences aux forces&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;l&#233;mentaires repr&#233;sent&#233;es par des animaux semi-mythiques (tigre, dragon, h&#233;ron, serpent, ...), et l'attention port&#233;e &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
la dimension &#233;nerg&#233;tique des mouvements.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Classiquement, on distingue les arts martiaux chinois an arts externes et arts internes, les premiers sollicitant la&lt;br class='autobr' /&gt;
force musculaire et faisant r&#233;f&#233;rence &#224; des situations de combat r&#233;elles, les seconds se fondant sur des mouvements&lt;br class='autobr' /&gt;
lents, visant plus &#224; renforcer &#233;nergiquement l'organisme. on associe g&#233;n&#233;ralement les arts externes au bouddhisme et&lt;br class='autobr' /&gt;
au monast&#232;re de Shaolin, les arts internes au tao&#239;sme et au monast&#232;re de Moudang.&lt;br&gt;
Cette distinction, pourtant, ne semble que partiellement fond&#233;e, et surtout obscurcit l'apport des arts martiaux chinois&lt;br class='autobr' /&gt;
&#224; la culture des arts martiaux. Mais pour bien la comprende, il faut faire un d&#233;tour par des &#233;l&#233;ments historiques et&lt;br class='autobr' /&gt;
culturels plus g&#233;n&#233;raux, qui permettent de recadrer ces deux types de pratique dans leur contexte propre.&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;#TBG&#034;&gt;&lt;h2&gt;3) Tao&#239;sme, Bouddhisme et guerre de masse&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Revenons assez loin en arri&#232;re, aux alentours du IVe si&#232;cle avant notre &#232;re. La Chine est d&#233;coup&#233;e en plusieurs royaumes&lt;br class='autobr' /&gt;
rivaux, qui se livrent des guerres incessantes. L'histoire habituelle de l'&#233;poque semble-t-il. Certes, mais&lt;br class='autobr' /&gt;
contrairement &#224; la Gr&#232;ce ou &#224; l'Italie, la Chine fournit &#224; la fois de grands espaces et une population nombreuse, ce qui&lt;br class='autobr' /&gt;
permettait des batailles d'une ampleur que seul le XXe si&#232;cle &#233;galera. Par un syst&#232;me d'encadrement et de conscription,&lt;br class='autobr' /&gt;
les strat&#232;ges parvenaient &#224; rassemblait des arm&#233;es fortes de centaines de milliers d'hommes. Des sources fiables font&lt;br class='autobr' /&gt;
&#233;tat d'affrontement opposant plus d'un million de combattants, et de pertes de l'ordre de la centaine de mille.&lt;br&gt;
C'est dans un tel contexte que fut r&#233;dig&#233; &lt;em&gt;L'Art de la guerre&lt;/em&gt;. Ce qui frappe &#224; la lecture de cet ouvrage &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
destination des strat&#232;ges, c'est que la prouesse martiale individuelle est compt&#233;e comme quantit&#233; n&#233;gligeable. Comme il&lt;br class='autobr' /&gt;
est impossible (voir dangereux) d'offrir un entra&#238;nement complet aux masses paysannes qui constituent les troupes, la&lt;br class='autobr' /&gt;
connaissances des techniques martiales c&#232;de le pas &#224; la capacit&#233; &#224; contr&#244;ler les hommes. Les qualit&#233;s du guerrier sont&lt;br class='autobr' /&gt;
m&#234;me d&#233;valoris&#233;es, puisque non seulement elles ne servent &#224; rien face &#224; de telles masses humaines, mais en plus elles&lt;br class='autobr' /&gt;
s'opposent aux stratag&#232;mes, ruses et autres tromperies qui constituent l'art du strat&#232;ge.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
On comprend bien que dans de telles circonstances, la guerre soit v&#233;cues par tous comme une calamit&#233;, et universellement&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;plor&#233;e. L'id&#233;al explicite dans &lt;em&gt;L'Art de la guerre&lt;/em&gt; est la victoire sans combat par le fait de convaincre&lt;br class='autobr' /&gt;
le g&#233;n&#233;ral adverse que sa d&#233;faite est in&#233;luctable. Si tout le monde est d'accord sur ce principe, les avis diff&#232;rent&lt;br class='autobr' /&gt;
sur la mani&#232;re d'y parvenir. On peut distinguer quatre courants : les confuc&#233;ens, les tao&#239;stes, les l&#233;gistes et les&lt;br class='autobr' /&gt;
strat&#232;ges. Les confuc&#233;ens mettent en avant la puissance sup&#233;rieure de la Vertu qui attache les&lt;br class='autobr' /&gt;
hommes &#224; leurs chefs, et fait h&#233;siter les adversaires. Les tao&#239;stes soulignent plut&#244;t la n&#233;cessit&#233; de l'harmonie&lt;br class='autobr' /&gt;
avec les forces &#233;l&#233;mentaires, qui fait qu'attaquer un homme en harmonie avec le monde revient &#224; attaquer le monde&lt;br class='autobr' /&gt;
lui-m&#234;me. Les l&#233;gistes insistent sur l'organisation sociale, qui doit soumettre l'ensemble des activit&#233;s du peuple &#224;&lt;br class='autobr' /&gt;
la volont&#233; du pouvoir par le biais d'une discipline inflexible. Les strat&#232;ges enfin se consacrent &#224; l'&#233;tude de la&lt;br class='autobr' /&gt;
gestion et du contr&#244;le des troupes de mani&#232;re &#224; toujours se placer dans une situation o&#249; le combat serait au&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;savantage de l'adversaire.&lt;br&gt;
De ces quatre &#233;l&#233;ments, trois sont pr&#233;sents explicitement dans &lt;em&gt;L'Art de la guerre&lt;/em&gt;, qui ne refuse que la&lt;br class='autobr' /&gt;
vision tao&#239;ste. Or, cet ouvrage constituait une r&#233;f&#233;rence oblig&#233;e pour un guerrier tant soit peu lettr&#233;. C'est ainsi&lt;br class='autobr' /&gt;
que l'id&#233;al d'une victoire sans combat a investit non plus la guerre de masse mais le combat individuel et le monde&lt;br class='autobr' /&gt;
des arts martiaux, et avec lui ses moyens canoniques ramen&#233;s &#224; la gestion des relations entre l'esprit et le corps.&lt;br class='autobr' /&gt;
Il faut d'ailleurs noter que le courant tao&#239;ste est lui aussi pr&#233;sent en mineure via les relations que les arts&lt;br class='autobr' /&gt;
martiaux entretenaient avec les m&#233;decines traditionnelles.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Un &#233;l&#233;ment constitutif des arts martiaux est cependant encore absent de ce tableau, puisqu'il reste &#224; rendre compte&lt;br class='autobr' /&gt;
de la rencontre des pratiques martiales avec le bouddhisme. C'est cette rencontre qui est donne toute son importance&lt;br class='autobr' /&gt;
au monast&#232;re de Shaolin.&lt;/p&gt;
&lt;a name=&#034;#Shaolin&#034;&gt;&lt;h2&gt;4) Les moines de Shaolin&lt;/h2&gt;&lt;/a&gt;
&lt;p&gt;Les l&#233;gendes sur le monast&#232;re du petit pin sont nombreuses. Une des plus connues attribue l'introduction des&lt;br class='autobr' /&gt;
arts martiaux dans le monast&#232;re au moine indien Bodiharma, adepte de la m&#233;ditation ch'an (zen en Japonais),&lt;br class='autobr' /&gt;
aux alentours du VIe si&#232;cle.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour permettre aux moines de supporter la contrainte physique impos&#233;e par cette forme de m&#233;ditation, il leur&lt;br class='autobr' /&gt;
aurait enseign&#233;es des techniques respiratoires et physiques, qui auraient donn&#233; naissance au&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;em&gt;shaolinkwon&lt;/em&gt;.&lt;br&gt;
L'existence m&#234;me de ce moine est l'objet de controverses &#233;rudites. Il est n&#233;anmoins certain que les moines&lt;br class='autobr' /&gt;
pratiquaient la lance et le b&#226;ton avant le VIIe si&#232;cle. La contribution de treize d'entre eux &#224; une op&#233;ration&lt;br class='autobr' /&gt;
de Li Shinmin, futur fondateur de la dynastie Tang, a &#233;t&#233; jug&#233;e suffisante pour &#234;tre enregistr&#233;e dans les&lt;br class='autobr' /&gt;
annales. une l&#233;gende attribue l'origine de ces techniques de b&#226;ton &#224; un dieu bouddhiste, curieusement&lt;br class='autobr' /&gt;
repr&#233;sent&#233; selon les canons mongols, ce qui semble &#234;tre une indication sur l'origine de ces techniques. Toujours&lt;br class='autobr' /&gt;
est-il qu'apr&#232;s un &#226;ge d'or sous les Tang et les Song, le monast&#232;re semble d&#233;cliner, au point qu'au XVIe, les&lt;br class='autobr' /&gt;
moines durent r&#233;apprendre les techniques de la lance aupr&#232;s de militaires en visite, comme le g&#233;n&#233;ral Yu Daiyu.&lt;br class='autobr' /&gt;
il faut dire qu'entre-temps, plusieurs moines s'&#233;taient consacr&#233;s &#224; la mise au point de techniques &#224; mains nues&lt;br class='autobr' /&gt;
qui soient &#224; la hauteur des techniques de b&#226;ton. La l&#233;gende se d&#233;veloppe ensuite dans un sens plus proprement&lt;br class='autobr' /&gt;
chinois, quand les Ming sont renvers&#233;s par les Qing (Mandchous) et que le monast&#232;re devient un foyer de&lt;br class='autobr' /&gt;
r&#233;sistance, et le shaolinkwon en symbole de l'identit&#233; chinoise. Il donnera d'ailleurs son nom &#224; la guerre des&lt;br class='autobr' /&gt;
boxers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;
Que penser de cette histoire o&#249; faits et l&#233;gendes sont difficilement dissociables ? Deux &#233;l&#233;ments sont sans&lt;br class='autobr' /&gt;
doute essentiels pour notre propos. D'une part, le fait que l'association entre la pratique martiale et une&lt;br class='autobr' /&gt;
recherche spirituelle soit jug&#233;e suffisamment importante pour attribuer au m&#234;me personnage l'introduction de ces&lt;br class='autobr' /&gt;
deux &#233;l&#233;ments. D'autre part, le monast&#232;re pr&#233;figure d'une mani&#232;re particuli&#232;re les arts martiaux actuels, dans&lt;br class='autobr' /&gt;
la mesure o&#249; ceux-ci &#233;taient pratiqu&#233;s non pas dans un but guerrier, mais comme moyen et objet d'une recherche&lt;br class='autobr' /&gt;
d'&#233;quilibre entre les exercices physiques et les exercices intellectuels. Le monast&#232;re servit ainsi de creuset,&lt;br class='autobr' /&gt;
int&#233;grant l'&#233;volution des arts martiaux, y compris l'apparition de styles dits &#171; internes &#187;, comme le&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;em&gt;taichikwon&lt;/em&gt;, et avec eux des &#233;l&#233;ments de la m&#233;decine des ma&#238;tres tao&#239;stes.&lt;/p&gt;
&lt;h2&gt;Premi&#232;re &#233;tape&lt;/h2&gt;
&lt;p&gt;Ainsi, on peut estimer que l'essentiel des &#233;l&#233;ments constitutifs des arts martiaux modernes &#233;taient pr&#233;sents&lt;br class='autobr' /&gt;
en Chine d&#232;s le XVIe si&#232;cle. L'id&#233;al de victoire sans combat devait s'imposer comme une &#233;vidence &#224; des moines&lt;br class='autobr' /&gt;
vers&#233;s dans l'enseignement bouddhiste, la ma&#238;trise du corps et des &#233;nergies par l'exercice physique constituait&lt;br class='autobr' /&gt;
d&#233;j&#224; le coeur de la pratique martiale. Cependant, il faut souligner qu'&#224; la diff&#233;rence des arts martiaux tels&lt;br class='autobr' /&gt;
que nous les voyons au Japon, il s'agit d'une pratique de clercs. Il y a bien eu des moines pour quitter le&lt;br class='autobr' /&gt;
monast&#232;res (porteurs, sur leurs avant-bras, du tigre et du dragon qui attestaient de leur affiliation), mais&lt;br class='autobr' /&gt;
on ne peut pas parler d'&#233;coles au sens habituel du terme. En effet, il n'y avait pas un public semblable aux&lt;br class='autobr' /&gt;
samoura&#239;s : l'importance du syst&#232;me confuc&#233;en donnait la primaut&#233; aux valeurs des lettr&#233;s, et la pratique&lt;br class='autobr' /&gt;
martiale ne pouvait s'imposer par son efficacit&#233;, car le cadre restait celui de la guerre de masse.&lt;br class='autobr' /&gt;
Pour comprendre la diffusion des arts martiaux parmi les la&#239;cs, il faut donc maintenant traverser la mer du&lt;br class='autobr' /&gt;
Japon, et &#233;tudier comment les arts martiaux ont rencontr&#233; au pays du soleil levant une structure propre &#224; leur&lt;br class='autobr' /&gt;
fournir une assise plus large.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/C et J.html#C et J'&gt;Chine et Japon : le conte de deux Empires&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr width=&#034;50%&#034; &gt;
&lt;p&gt;&lt;em&gt;Auteur : Mathieu Perona&lt;br&gt;&lt;/em&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&lt;a href=&#034;mailto:Mathieu.Perona@ens.fr&#034;&gt;&lt;code class='spip_code spip_code_inline' dir='ltr'&gt;Mathieu.Perona@ens.fr&lt;/code&gt;&lt;/a&gt;&lt;/p&gt;
&lt;hr width=&#034;80%&#034; &gt;&lt;div align=&#034;center&#034;&gt;
&lt;ul&gt;
&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article60' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Introduction&lt;/a&gt;
&lt;li&gt; &lt;strong&gt;Historique&lt;/strong&gt;
&lt;ol&gt; &lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article63' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Au commencement &#233;tait la Chine&lt;/a&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article65' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Chine et Japon : le conte de deux Empires&lt;/a&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article67' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Les arts martiaux &#224; l'&#232;re industrielle&lt;/a&gt;
&lt;li&gt;&lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article94' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Apr&#232;s la Guerre, la Paix&lt;/a&gt;
&lt;/ol&gt;&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article95' class=&#034;spip_in&#034;&gt;L'A&#239;kido aujourd'hui&lt;/a&gt;
&lt;li&gt; &lt;a href='https://parisaikidoclub.com/spip/spip.php?article117' class=&#034;spip_in&#034;&gt;Ouverture&lt;/a&gt;
&lt;/ul&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		
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